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 Streets of London (Nate)

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MessageSujet: Streets of London (Nate)   Dim 13 Nov - 20:44
Et voilà. Nous sommes en route pour Londres. Evidemment. Heureusement, j’ai de super collègues là bas. Faut dire que j’ai fait mon internat avec certains et on a gardé d’excellents contacts. Comme je rentre régulièrement à Londres voir ma famille, tout s’est goupillé de façon très naturelle. Après avoir réfléchi à la façon d’y aller, j’ai opté pour l’Eurostar. Porte à porte, avec le train, ça met moins de temps que de se rentre aux aéroports et gagner le centre ville en taxi ou pire, en transports en commun.
Etant donné que Nate a un job, j’ai attendu qu’il finisse son travail et voilà qu’on prend l’Eurostar de 18h13.


Alors ? Prêt pour la grande aventure ?

Je pose ma valise au dessus de mon siège. J’adore la première classe qui me permet de caser mes jambes. Je pose ma tablette, mon téléphone portable et je prends place sur mon siège.
Une fois installé, j’allume mon Ipad pour lui montrer le planning. Eeeeeeeeet ouaiiiiiiiiii je suis super organisé dans mon taf, vous croyez quoi hein ? Allez pas imaginer que dans mon travail, je suis aussi bordélique que dans ma vie privée. C’est tout le contraire.

Donc demain matin, on a rendez vous pour l’IRM à 10h. Sachant qu’on doit enregistrer votre admission à 9h30 environ. Ensuite on doit avoir les résultats en début d’après midi. Et j’ai une simulation sur robot à 16h à laquelle j’aimerais que vous assistiez pour avoir une idée de ce qui va se passer.

Je sors quelques images liées au radio que j’ai faites l’autre jour.

La première opération pourrait avoir lieu sur l’annulaire, qui est le moins endommagé. Ça servira aussi de très bon excercice pour la prise en main de la machine. Même si je sais l’utiliser. Je préfère commencer par le moins complexe, pour ajuster ma technique vous voyez ?

Je me penche vers lui pour lui montrer ce que je compte faire, alors que le train se met en marche. Une fois que j’ai expliqué, de façon brève et la plus claire possible pour un néophyte, je m’assure que les détails techniques lui conviennent.

On descend au Marriott County Hall. Il est juste en face de Saint Thomas où on a rendez vous. Vous gérez le stress ?
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Mer 16 Nov - 11:14
Nathanaël ne sait pas vraiment ce qu’il se passe, pour être tout à fait honnête. Il n’a rien dit à personne, de toute façon, voilà bien longtemps que les détails de sa vie n’intéressent plus personne. Arthur, éventuellement, parce qu’Arthur l’aime malgré leur rupture et tout le reste. Sa mère, sans doute, même s’il se refuse toujours à la contacter parce qu’il ne sait pas quoi lui dire et qu’il a un peu peur. Alors il n’a prévenu personne qu’il prenait l’Eurostar pour Londres à la sortie du conservatoire. Aujourd’hui, il a été encore plus exécrable que jamais avec ses élèves – sans doute une part infime de stress qui a suffit à rendre sa journée atroce, longue et pénible. Il est content de s’installer dans le train, et il est content que son médecin lui déroule le programme en enchainant les explications, ça lui permet de moins parler. Il écoute avec attention, regarde ce qui lui est montré et hoche la tête comme pour approuver quelque chose qui le dépasse.

« D’accord, il note pour l’admission et la première IRM. L’idée de fréquenter les hôpitaux ne le ravit pas, loin s’en faut. Il déteste ces endroits, les trouve glauques et malsains. Il n’a pas le choix, et il s’y pliera de toute façon. Il ne sait pas exactement quand il a pris la décision de faire tout ça – d’ailleurs il n’est même pas sûr que ce soit une décision qu’il ait prise. MacAlistair a l’air tellement sûr de lui et tellement confiant qu’il s’est peut-être juste contenté de suivre sans pouvoir protester, il n’en sait trop rien. Il ne réalise pas.

« Si je gère le stress ? » il demande en penchant un peu la tête. La question lui arrache un sourire. « J’ai pris l’habitude de remplir des salles entières pour des concerts partout en Europe et je jouais sans trembler. Le stress et moi, on se connaît, vous inquiétez pas pour ça ». C’est la première fois qu’il s’autorise une remarque réellement sarcastique – ça le surprend presque. « Cela dit, j’ai fait vivre l’enfer à mes élèves aujourd’hui, alors j’imagine que même si je le gère, le stress me rend encore moins sympathique que je ne le suis ». Il soupire un peu tout en jetant un œil aux notes sur la tablette. Ce type a vraiment l’air d’être bon – peut être qu’il trouvera réellement une solution. Nate jette un coup d’œil à sa main, recouverte d’un gain, et prends une inspiration – pas d’espoir, on a dit.

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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Mer 16 Nov - 14:34
Je me garde de lui dire que c’est le genre de stress totalement différent de ce qu’il connait. On ne parle plus de celui qui vous porte, qui vous transporte, qui vous amène à donner le meilleur de vous. Non. Ce genre de stress-là fait ressortir le pire en nous. Moi aussi, quand j’opère, je suis stressé. Je dois être concentré sur chaque geste, chaque détail, du nerf à côté de l’éclat d’os, à la réduction la plus précise possible d’une fracture. Et ce stress canalise mon attention, m’oblige à contrôler mon souffle, mes gestes. Je sens peser les regards de mes étudiants, des infirmiers de bloc ou même de ceux qui regardent l’opération depuis l’un des postes d’observation pour apprendre, analyser ou même debriefer après. Moi aussi je suis une star dans mon domaine. Pas une semaine sans que je ne reçoive une offre scandaleuse d’un hôpital, un peu partout dans le monde. La seule raison pour laquelle je refuse est le deal que j’ai passé avec ma boss. Et je ne le regrette pas, hein, attention. Elle m’a sauvé la mise à l’époque. Et j’ai beau déconner, j’ai beau râler contre elle aujourd’hui, elle m’oblige à ne pas être pire encore et à jouer à peu près le jeu. Si je ne l’écoutais pas, je serais drogué et alcoolique au dernier degré, juste parce que je suis le genre de type qui kiffe les addictions, comme un con.

Lui, là, il ne vit plus le même stress qui fait de nous ce que nous sommes. Il vit la pression de l’espoir, de l’impatience, et de la colère. Un truc négatif qui porte sur les nerfs, qui rend parfois un peu méchant. Et ce qu’il dit ne fait que me conforter dans ma certitude que ce n’est pas cool.


Vous inquiétez pas. On va gérer tout ça hein !

Je lui tapote le dos gentiment – encore que vu le bruit, j’ai peur un instant de lui avoir décoller un poumon – et je propose d’aller chercher des trucs à boire dans le wagon bar. Déjà que je peux pas fumer dans le train, mais si je ne peux pas aller boire – et manger ! Ouai grignotons aussi tiens – je vais péter un cable.

Sinon une envie particulière pour ce soir ?

Je lui lance un regard avant de préciser ma pensée.

Pour le diner j’entends. Vous aimez quoi ?

Je lui fais la liste des plats anglais sympas. Et j’ai beau avoir grandi en partie à Londres, franchement niveau gastronomie, faut pas trop espérer des anglais hein. Pour ça que je suis fier d’être plutôt écossais. Oh bah tiens. Ça c’est une idée.

Sauf si vous êtes joueur. Du haggis ça vous tente ?
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Mer 23 Nov - 0:34
Nathanaël a l’impression de détonner, dans ce décor étrange. Pas l’eurostar, il est allé à Londres des tonnes de fois, que ce soit pour passer des week-end avec Arthur ou pour se produire. Il adore cette ville, d’ailleurs, il trouve qu’on y vit mieux que dans la plupart des autres villes. Les gens sont chaleureux, originaux, bien élevés. Sans mentionner les métros qui sont nettement plus agréables à emprunter que les métros parisiens. Tout bien réfléchi, s’il s’écoutait réellement, Nate pourrait aisément déménager dans la capitale anglaise pour faire une croix sur son passé et changer de vie – mais c’était sans compter les nouvelles perspectives, sa famille, Arthur. Même si… Peu importe. Un instant, il déporte son regard sur l’extérieur. Non, c’est dans le décor du type que l’on emmène se faire soigner dans un grand hôpital londonien qu’il détonne. Dans la peau d’un homme qui a encore de l’espoir et qui se donne les moyens de se reconstruire une vie. Nathanaël n’est pas un battant, c’est même plutôt l’inverse – c’est comme quand il s’est recroquevillé pour se laisser taper dessus, dans cette ruelle sombre, ce soir là. Il a mis longtemps à se souvenir des détails de la soirée, mais maintenant que les images lui sont revenues, il ne peut même pas se consoler en se disant qu’il a été particulièrement courageux parce que ce n’est pas le cas.

Il sursaute quand Finley lui demande ses envies pour la soirée – se méprend sur le sens de la question avant que son médecin ne précise. Pour dîner. Ca. En vérité, il ne mange plus grand chose. Il ne fait plus grand chose d’agréable, cela dit – il est maussade, la plupart du temps, agaçant. Sombre. Ca doit énerver les gens – il se demande d’ailleurs si ça n’agace pas un peu son médecin également. « Je mange de tout, et je n’ai jamais goûté de haggis, mais… » il finit par pencher un peu la tête. « J’avais jamais réalisé que vous étiez écossais. Va pour du haggis, alors », il finit par concéder, un peu à côté de la plaque de toute façon. « J’suis pas vraiment de bonne compagnie, hein ? » il finit par demander. Bon en même temps, c’est son médecin – il est pas censé lui tenir compagnie ni même être amusant ou sympathique. Mais quand même, ils filent tous les deux vers la capitale britannique et quelque chose dit à Nate que Finley aurait pu tomber sur un patient plus fun, de ceux qui s’amusent, sortent, expérimentent. « J’étais pas comme ça, avant », il pense utile de préciser – comme si c’était important, maintenant, de se justifier.


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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Jeu 24 Nov - 1:58
Ah le haggis. Plat délicieux ! Vous n’imaginez même pas. Mon père, en bon Mac Alister, avec tartan, décos, emblème, cornemuse et tout le tintouin se faisait un devoir de nous en faire à chaque fête. Sachant que mon retour pour venir les voir en était une… Bon ben j’en mange régulièrement quoi. Du coup j’ai une bonne adresse dans un petit pub de ma connaissance, dans le coin de la gare justement. Vu l’heure de notre arrivée prévue, on ira directement, c’est le plus simple.

C’est fameux !

Je joins mon pouce et mon index au bord de la bouche et je fais comme les italiens pour expliquer à quel point c’est génial. J’explique la recette et tout, la bonne panse de mouton. Ça va me le mettre en appétit. Et les frites aussi. Bon, je lui épargnerai le vinaigre dessus. Y a que les vrais écossais pour trouver ça normal.

Ah mais si je suis écossais. Enfin du côté de mon père. Ma mère est française. Et ils étudiaient tous les deux à Harvard et ça a été le coup de foudre. Ils se sont mariés quasiment tout de suite. je suis né 10 mois après et mon frère encore 10 mois après. On est des rapides chez les MacAlister. Enfin, ça dépend pourquoi.

Je dégaine mon plus beau sourire et mon plus gros clin d’œil grivois. Héhé ! Entre mecs on se comprend non ? D’ailleurs, je mate l’arrière train d’une nana qui passe et qui, ma foi, n’est pas dégueulasse, loin de là.
Je fous un coup de coude – oups, un peu trop fort – à mon patient, en riant.

On vous demande pas de faire l’école du cirque non plus. Mon frère vous dirait que je suffis bien comme ça.

Sacré Caz. J’adore mon frère, à peu près autant que je le déteste, selon les jours. On a des relations… Difficiles. Son côté moralisateur a fortement tendance à me souler pour être honnête. Néanmoins, c’est quelqu’un sur qui je peux compter. Et il est plutôt de bons conseils en vrai, même si ça me fait bien chier de devoir l’avouer.
En plus, le Carrier, il est gentil mais avec sa main, à sa place, je ferais la gueule. Ou je chercherais Karma-Taj, comme ce bon vieux Docteur Strange, parce que sinon, je me flingue. Franchement, je parie qu’avant, il était comme moi. ses trois atouts devaient être sa trogne qui doit plaire aux filles qui aiment bien les mecs fins, ses mains et sa teub. Nan, je suis certain qu’on se serait bien entendus si on s’était croisés avant son accident.

Bah, franchement, je serais sûrement ignoble si je ne pouvais plus opérer. C’est la seule chose que j’ai jamais envisagé dans ma vie. La médecine.

Je tends mes mains devant moi pour les regarder. Impeccables, manucurées, ongles soigneusement coupés. Je les bichonne avec une crème hydratante artisanale faite quasiment sur mesure.

Alors sans… On a tous besoin d’une raison de vivre. J’espère bien vous rendre la vôtre.
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 1:21
C’est donc acté, ils iront manger du haggis. Nate ne sait pas trop à quoi s’attendre mais il s’en fiche. Son appétit n’est de toute façon pas très grand, alors quoi qu’il arrive, quoi qu’ils décident de manger, il ne risque pas grand chose. Et puis, ça l’air de mettre son médecin de bonne humeur, et c’est quand même important qu’il soit aussi de bonne humeur étant donné que c’est lui qui va l’accompagner pendant deux longues années. C’est quand même un engagement, mine de rien, deux ans. « Je vous fais confiance », il finit donc simplement par répondre en hochant la tête. Il se demande comment vont se passer ces quelques jours, puis les quelques semaines et les mois qui suivront, pour être honnête. Il est toujours un peu inquiet, un peu anxieux – il ne sait pas quoi penser de tout ça. Il a fini par le dire à Arthur – pas pour le week end, non. Simplement qu’un médecin envisageait de le réparer, de lui rendre sa main, sa capacité à jouer, son égo par la même occasion. Quand vous avez été au sommet une fois, vous n’avez pas envie qu’on vous redonne la capacité de jouer une sonate dans la salle de spectacle d’une école d’enfants. Vous avez envie de remonter sur scène. Même une seule fois, pour faire vos adieux. C’est ça, dont il a été privé, dont il a envie, Nate. Faire au moins ses adieux, même s’il doit se casser la main de nouveau à jouer trop fort, trop haut, trop violemment, trop bien. Il aime tellement ça que ça lui fait mal.

« Je n’ai jamais été très drôle, en fait. Un peu trop renfermé, timide. Un peu artiste, en fait – plutôt le genre qu’on prenait pour un taré, vous voyez ? » il demande finalement en se remémorant les longues après midis passées à sécher les cours et à s’allonger sur la moquette blanche avec sa mère tout aussi tarée. D’ailleurs, il faudra qu’il pense à vérifier ça, aussi, parce qu’elle a de sacrés problèmes d’humeur et de comportement, sa mère. Peut être qu’il en a hérité. « Un peu coincé, j’imagine. Et pourtant… C’est moi qu’on a fini par tabasser parce que je choquais les gens avec ma sexualité dépravée. C’est drôle, quand même. Enfin drôle… » Ouais, c’est sinistre en réalité, et il sent qu’il est encore en train de casser l’ambiance.

« J’apprécie ce que vous faites, vous savez ? L’esprit de battant, de compétiteur. Même si ça marche pas et que je finis par vous coller un procès dans deux ans, souvenez-vous que j’apprécie ». Ah, tiens. Humour, justement. Il espère que le médecin va saisir – parce que sinon, il pourra officiellement se dire qu’il n’est pas drôle, voire franchement déprimant. « C’est motivant, toute cette détermination. J’étais comme vous, avec le piano ». Oui, c’est vrai. Il était aussi déterminé à pouvoir réussir à finir un morceau.




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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 1:48
Oh il me fait confiance ! Mais qu’il est chou. Je lui fais un grand sourire tout content. Mon frère n’arrête pas de dire que je suis un ado attardé et pour le coup, je crois qu’il a un peu raison. J’aime bien quand les gens me font confiance. Figurez-vous que c’est vraiment que dans mon taf qu’on me fait confiance. Sinon, dans la vie de tous les jours, très vite, on me dit que je ne suis pas fiable. Enfin surtout les meufs. Genre ! Moi je ne leur mens pas. Aucune fausse promesse. Tout est certifié 100% HONNÊTE ! oui, oui, oui. J’ai bien des défauts, notamment que je queute un peu trop – soi-disant, moi je ne suis absolument pas d’accord – mais je suis franc avec les gens, même un peu trop.

Je suis touché.

Sincèrement. J’en dis pas plus. D’ailleurs, en général, moins j’en dis, plus c’est vrai.
Et ensuite j’ai droit à une séance d’autoflagellation. Sachez UNE chose. C’est le genre de chose qui ne m’arrivera jamais. Absolument jamais. J’ai une grande assurance et j’en suis assez fier. Alors on peut me dire que je suis imbu de moi-même, voire imbuvable. On peut dire que je suis lourd aussi. Mais tant pis. Moi je me trouve drôle. Mais pas très subtil.

Oh pitié. Tout le monde a un fond d’humour. La question n’est pas l’humour en lui-même mais avec qui on le partage.
Au pire vous inquiétez pas. J’suis drôle pour douze à ce qu’il parait. La preuve, mon frère arrête pas de dire que je ne suis pas drôle. Et comme il est atteint de sinistrose, bah je suis certain du contraire.


Je fronce les sourcils. On l’a tabassé à cause de sa sexualité ?! PUTAIN DE MERDE. OH PUTAIN DE MERDE. Croyez-le ou non mais ça me fait flipper. Moi aussi on me traite de dépravé vous savez. Les nanas que je ne rappelle pas alors qu’elles ont laissé leur numéro quelque part dans l’appart, alors que j’ai été clair dès le départ que ça ne servait à rien. Bah si je les recroise, comme elles sont vexées comme des poux – les meufs, ces grandes susceptibles devant l’Eternel, j’vous jure alors, bande de fragiles !  - elles me traitent de tous les noms. Dont dépravé. Du coup je roule des yeux.
N’empêche, quand même. Je le SA-VAIS. On est pareils. La gueule d’ange, le talent au bout des doigts. Et au bout de la queue. Héhéhé. Il a fâché qui ? Un grand frère trop protecteur ? Un petit copain jaloux ? Si on s’était connus avant, Je l’aurais prévenu. ON NE SAUTE QUE DES CELIBATAIRES ! Ou divorcées ou veuves (si on aime les MILF). Mais pas de nana casée. Ça finit toujours mal.

Nan mais vous savez, moi aussi mon me traite de dépravé. Mais j’m’en fous. J’vais pas changer ma sexualité pour faire plaisir à trois bigots jaloux putain. La vie est beaucoup trop courte.
Et vous inquiétez pas pour le procès. Tous les patients qui ont tenté ont perdu. Je suis beaucoup trop bon, à tous les niveaux, pour décevoir qui que ce soit.


Je lui fous un coup de coude dans les côtes. Merde. J’vais finir par lui en péter une à force !

Allez, vous êtes prié d’en appeler à cette fameuse détermination pour votre guérison. Comme je l’ai dit. Le côté psy est très très important. Si vous n’y croyez pas, je pourrais faire tout , absolument tout, vous ne reviendrez pas à votre meilleur niveau.
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 2:23
Nathanaël acquiesce quand Finley lui dit être touché et hausse une épaule. Il ne va pas garder les compliments pour lui, particulièrement si ces derniers encouragent son médecin à être encore meilleur qu’il ne l’est déjà et à lui rendre sa main fonctionnelle, comme prévu. Il balaie le remerciement d’un geste de la main – ou quoi que ce soit, cela dit – et soupire un peu en regardant de nouveau le paysage qui défile. Il a raison, Finley, Nate est un peu hypocrite de se prétendre dépourvu de toute trace d’humour. Mais en même temps, quand vous vous faites fracasser la gueule dans une ruelle sombre et que ça entraine la perte de votre job, votre égo a tendance à redescendre plus bas que terre ; ce qui entraine ce genre de réactions. A croire que vous n’êtes plus bon à rien, pas même à être aimé d’un homme que vous vouliez épouser quelques jours auparavant. C’est ce qu’il s’est passé, pour Nate, en tout cas. Ni plus ni moins. « Je suis drôle, de temps en temps. C’est juste que… Je sais pas. Ca met longtemps à revenir, l’égo, l’aisance. L’assurance. C’est pas si facile », il marmonne, pas sûr de comprendre lui même où il veut en venir – ou plutôt si, il comprend, mais il n’est pas sûr que son médecin en fera de même tant il reste vague et évasif.

Et là s’engage le plus gros quiproquo de l’histoire de la vie de Nate. Etrangement, égoïstement, peut être par problème d’égo, il a pensé que Finley était au courant de ses problèmes, de la raison qui l’a conduit là où il se trouve actuellement. Apparemment, ce n’est pas exactement le cas, puisqu’il enchaine sur la sexualité – au sens large. Personne n’a jamais traité Nathanaël de dépravé, en réalité. Bisexuel, oui. Actif à une époque, oui. Fiancé, complètement. Dépravé ? Jamais. Rien à voir avec un homme qui enchainerait les conquêtes et tomberait un soir sur la mauvaise, en subissant les conséquences de la pire façon. Et soudainement, comme il se prend parfois à avoir peur quand il marche dans les rues, Nate a peur de la réaction de son médecin quand il va lui apprendre pour quelle partie de sa sexualité il a été tabassé. Et en même temps, peut être qu'il n'est pas obligé de lui apprendre, nan ?

« Je me suis un peu douté que vous étiez du genre à enchainer, étant donné qu’il a fallu qu’on se cache dans un placard à l’hôpital histoire d’éviter une fan en furie, si j’ai bien compris… » Il rit un peu, amusé au souvenir qui sur le moment ne l’avait pas vraiment amusé pour être tout à fait honnête. « On ne m'a jamais vraiment traité de dépravé, mais... »

Un peu de suspens, Nate tourne la tête pour observer Finley en direct – il s'en veut de ne pas lui dire la vérité, de ne pas expliquer pourquoi. Il s'en veut parce qu'il a toujours été du genre à assumer, ouvertement, sa sexualité, son amour pour Arthur et tout le reste, mais là... Mais là il n'a pas envie d'entrer dans les explications, dans le détail, il a envie de se sentir complice de quelque chose, même si c'est un peu dangereux. « C'est dur d'être un séducteur ». Il hausse une épaule - en réalité, il n'a couché en tout et pour tout qu'avec quatre personnes dans sa vie.

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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 3:12


JE. LE. SAVAIS. Je vous l’avais dit. Je le savais. Le bon gros queutard. J’opine de la tête, plein d’approbation, et je lui tapote l’épaule en bon frère de fraternité. Ils auraient dû étudier ensemble aux States, où ils auraient intégré une super fraternité de picoleurs queutards qui auraient troussés toutes les pom-pom-girls de la terre. Ah lalalala ! Regrets éternels.

J’enchaine, j’enchaine, c’est vite dit.

Bon ok. Je fais le modeste mais avec sa crise identitaire et d’ego, le pauvre garçon, je sais pas depuis quand il a pas troussé une gonzesse, mais je vous parie que ça fait longtemps qu’il a pas soigné sa crampe autrement que par une saine et salutaire branlette. On va l’aider. Enfin JE vais l’aider. L’anglaise est une espèce rare de femelle peu farouche, pas regardante, facilement culbutable et surtout pour pas plus cher que 5 pintes de bière grand maximum. Après, faut juste pas être sensible aux goûts vestimentaires de ces dames, qui adorent porter des jupes ras la touche. Croyez le ou non mais j’aime pas trop ça moi. Et c’est logique en fait. J’aime bien le suspens. Perso, quand on déploie tout le matos direct sur le marché, j’aime pas trop passé par là parce que tout le monde a déjà tâté la marchandise. Beurk. Pas super hygiénique vous voyez.
Mais bon. A la guerre comme à la guerre comme on dit.


Disons que j’évite les collègues de travail. Et les patientes. Jamais les patientes. Maaaiiiis… Il est possiiiible que parfoiiiiis… je faute avec un membre de la famille. Vous savez, c’est très logique. Souvent la famille est inquiète, tendue et … Rien ne vaut un bon gros coup de…

Je m’arrête net. Hop là ! C’est un patient. Un cas super méga intéressant que je vais babysitter exprès pour en faire un putain d’article de rêve. Mais bon, les confidences sexuelles, on va peut-être éviter non ?

Et ouai. Je sais. Y a pas besoin de mot. Parfois, souvent même, tout est dans le regard.

Et oui. Ça je le sais bien. Je me prends beaucoup plus de regards que de reproches. Et ça finit par faire mal, que je le veuille ou non.

Y a un revers à toute médaille, qu’est ce que vous voulez. Je mets mes mains au service des patients. Mes prouesses sexuelles au service de ces dames. Ça fait forcément des envieux, voilà tout.

j’vais pas en faire un drame. J’m’en tamponne joyeusement le coquillard de l’avis des gens. Tout ce qui compte pour moi, c’est que mes patients aillent bien et ma libido aussi.
Voilà qu’on nous annonce déjà l’arrivée en gare de Londres. Je récupère nos valises à main mises au dessus de nous, empêchant Nate de faire le moins geste de la main.


TUTUTUT ménagez mémère pour le scan hein. On ne force pas.

Je descends galamment la valise de deux jeunes touristes françaises. Oh ! Des lilloises. Aussi légères que des londonniennes mais plus chaudement vêtues. Et si vous vous posez la question, oui. Je peux vous faire la cartographie sexuelles des femmes. à travers le monde ou presque. Petits sourires. Et hop. Me voilà avec le numéro de l’une d’elles. Héhéhé. A bientôt mesdemoiselles.
Et nous voilà à Saint Pancras. Je saute littéralement du train, braillant joyeusement un :


HOME SWEET HOME !!!

Deux semaines que j’étais pas venu ! ça faisait long. Faudra que j’essaye de laisser Nathanaël seul pour aller faire un câlin à la famille quand même. C’est qu’ils me manquent tout de même.

Allez. En route. A table. Let’s go. Suivez moi.

Et hop hop hop, nous voilà à prendre le chemin d’un pub non pas irlandais mais écossais dans une rue non loin de là.
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 3:52
Voilà que Finley lui raconte plus ou moins ses conquêtes et expériences avec des membres de la famille de ses patients – et Nate se sent un peu mal de lui avoir caché la vérité. Il aurait dû lui dire. Il aurait dû lui dire qu’il était presque marié, fiancé à un homme, et que c’est pour ça qu’on lui en a collé une un soir à la sortie d’un concert – qu’il n’a même pas pu appeler au secours, ni Arthur ni personne d’autre. « Oui, je comprends. C’est sûr que… Ca fait du bien ». Il se sent hypocrite soudainement, et penche un peu la tête. Il pense à Arthur, aussi, et ça le rend triste. Il aurait dû lui dire qu’il allait à Londres, maintenant qu’il a décidé de l’associer à tout ça, égoïstement. Il attrape son téléphone portable et se décide presque à envoyer un message, puis il décide que c’est une mauvaise idée. « Faut profiter », il lance en hochant la tête avant de reposer le portable sur la tablette devant lui, fébrile. La vérité, c’est qu’il n’y connaît pas grand chose lui – il a couché avec une fille à la fin du collège, puis de nouveau avec elle au cours du lycée, avec un mec en première année au Conservatoire, avec Ann-Sophie puis avec Arthur, point final. Autant dire que depuis le drame… Il n’a couché avec personne. Abstinence, libido à zéro, il ne se sent pas vraiment d’être intime avec qui que ce soit pour l’instant. Même avec Arthur, il n’est pas sûr qu’il en serait capable. Il n’aime pas trop qu’on le touche, le contact le braque maintenant.

Ils arrivent déjà à Londres – Nate est surpris que le trajet soit passé aussi vite. Il se lève une fois le train arrêté et fait mine d’attraper sa valise, mais Finley interrompt son geste pour la prendre lui même. Il a l’impression que quelque chose s’est créé dans ce train – mais sur son mensonge éhonté à propos de sa sexualité, cela dit, ce qui n’a rien de très reluisant.

« Merci », Nate lance en hochant la tête, le suivant jusqu’en dehors du train, direction la gare Saint Pancras. Nate adore Londres, et il adore Londres dès la gare, décorée, joviale et sympathique, qui sent bon les londoniens et ce rythme de vie si particulier. Finley lui semble aux anges et ça fait rire Nate. « Je vous suis », il lance en hochant la tête. Les décorations de Noël sont installées dans les rues – ce qui n’est pas tout à fait illogique vu la période – et ils s’engouffrent dans un taxi pour filer vers l’adresse qu’indique Fin. « Pourquoi vous avez choisi d’exercer en France ? Ca a l’air de vous plaire ici, nan ? »

Ils arrivent très rapidement au restaurant – et Nate songe qu’ils auraient sans doute pu marcher. « Allez, allons goûter ce fameux haggis », il lance, assez pressé en fait. C’est marrant, mais il réalise en entrant, et en découvrant ces odeurs qui lui arrivent dans le nez, qu’il meurt de faim en réalité. « C’est moi qui invite », il ajoute parce qu’il peut bien faire ça pour son médecin quand même – il se sent redevable.



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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Ven 25 Nov - 10:48
Nous voilà avec la musique du Pays. Enfin du pays. Je suis chauvin en mode : ouhouh je suis écossais, mais j’fous les pieds là-bas deux fois par an à tout casser. J’adore hein. Juste que c’est super humide – voire pluvieux, la Bretagne de la Grande Bretagne, c’est flippant non ? – et que mes cheveux apprécient moyen. J’y vais juste quand mes grands-parents MacAlister y vont, deux fois l’an. Pour Noël et pour passer l’été. Sinon ils sont à Londres, pas loin de chez mes parents, au grand désespoir de ma petite maman chérie, qui les trouve trop… Trop eux je crois à la réflexion.
Bref. Je suis tout content et je salue le patron de la main. On entend fuser, ici et là, un « Hi Finn » ou un « Hey Frenchie ! » qui fait rire les gens. Bah oui. Moit-moit. Ça va que les écossais et les français sont du genre potes – sauf au rugby évidemment – et du coup, personne m’en veut de ma désertion. Au pire de toute façon, je ne suis pas de la perfide Albion donc tout est pardonné.

La patronne, un petit bout de femme de 50 ans maxi, rousse comme on n’en fait plus beaucoup, un regard vert aussi beau qu’autoritaire, déboule comme une balle à ma rencontre. Elle va pour dire un truc mais s’arrête en voyant ma valise, un mec derrière moi avec une valise. Elle lance avec un accent écossais à couper au couteau :

T’es venu avec un ami ?

Elle connait Caz. Elle sait que ce n’est pas lui. Caz, c’est une espèce de bellâtre trop blond, aux yeux trop bleus, beaucoup trop grand et aux manières trop parfaites – si, si, juré, j’aime mon frère.

Si on veut.

Je vais pas lui faire le topo, elle le devine et va nous placer à une table tranquille, nous collant chacun une des cartes les moins abimées du pub – et vu l’état, je vous laisse deviner comment sont les autres – et murmure un truc sur le fait que j’ai un début de vie sociale naturelle. Tsss. Je lui rétorque un « de suite tu dis des grossièretés », ce qui me vaut un rire et une tape sur le bras. Ouai. Bon. J’suis peut-être un peu un habitué des lieux.

Donc ? La question c’était ? Pourquoi la France ?

Arf. Pourquoi je remets sa question sur le tapis ? C’était un sujet déplaisant à l’époque et toujours autant aujourd’hui. J’ai gravement déconné. Je dois l’avouer. A force de niquer tout ce qui bouge, un jour, ça se passe mal. Comme par exemple baiser une titulaire de chirurgie, de ceux qui vous enseigne donc et ensuite, vous faire gauler par le mari, qui est aussi chirurgien, qui enseigne également et qui, accessoirement, est directeur des études de l’hopital. Bon ben… ça se passe très très mal. Pour ça que j’ai appris la leçon. On saute pas au sein de l’hosto. Surtout pas. JAMAIS.

Bah j’avais envie de connaitre mes racines. Boston, Londres, l’Ecosse… Mais bon, les vacances en France c’était une semaine ou deux l’été. J’ai décidé de venir étudier ici pour améliorer aussi mon français et puis finalement je suis resté.

C’est franchement pas faux. J’aurais pu aller dans un autre hôpital de Londres. Sauf que ma réputation était très moyenne niveau comportement. Et comme la perspective de finir à Manchester m’a franchement fait peur, j’ai préféré aller à Paris. Au moins, en France, personne vous engueule parce que vous savez vivre. Enfin presque pas. Juste je précise pas pourquoi, à la base, j’ai peu besoin de ne plus être à Londres.

Quand Rosemary revient, je commande deux portions de haggis, des frites, normales et maison (avec et sans vinaigre), deux grosses pintes de bière.
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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Dim 27 Nov - 15:54
Les voilà arrivés dans un restaurant écossais et le cadre fait sourire Nate. C’est rare qu’il se sente dépaysé à ce point mais honnêtement, et sans doute plus particulièrement depuis… Depuis l’accident, le drame ou peu importe comment il faut appeler ça, quitter la France lui fait un bien fou, même pour quelques heures. Même s’il a des souvenirs rattachés à la ville de Londres, aussi, même s’il se reconnaît à la gare, dans le train, même s’il y a des impressions qui ne le quittent pas… Ce n’est pas pareil que d’être seul chez lui à maudire son destin et tout le reste. Nate est un peu soulagé d’avoir quitté l’appartement d’autant qu’il est vide des affaires d’Arthur désormais.

La femme qui les accueille, l’Ecosse gravée dans les gênes, interroge Finley pour savoir s’il est venu avec un ami. Nate lui est reconnaissant de ne pas entrer dans les détails. Il maîtrise l’anglais, une obligation venue de sa carrière qui avait tendance à devenir internationale, mais l’accent à couper au couteau de la femme en question rend la conversation difficile à suivre il doit bien l’admettre. Il se laisse guider jusqu’à une table un peu excentrée, plus tranquille. Le voyage l’a fatigué, mine de rien, même si Finley est assez prévenant. Ils s’installent à une table et la discussion bat son plein – plus facilement que Nate ne l’aurait cru. La perspective de ces quelques jours en tête à tête avec son médecin était un peu angoissante, il doit bien l’admettre, mais Finley a l’air d’être du genre extra sociable, ce qui compense un peu son côté limité à lui. Tant mieux, il ne va pas s’en plaindre.

« J’aime beaucoup voyager », il finit par dire en hochant la tête. « Je comprends que vous soyez resté en France, cela dit. Parfois, j’aimerais bien être un touriste à Paris pour savoir ce que ça fait ». C’est idiot mais c’est pourtant véridique. Il adore Paris – adorait, en tout cas. Et tout ce que ça représente. « Mais j’aime beaucoup Londres aussi, remarquez. Je suis venu jouer plusieurs fois ici ». On leur apporte rapidement les plats commandés par Finley et Nate goûte donc ce qui s’offre à lui – un sourire aventureux aux lèvres. En fait, il ne se sent pas au top de sa forme, mais il ne s’est quand même pas senti aussi bien depuis un certain temps. Un peu soulagé, un peu plus réveillé, moins abruti.

« C’est délicieux », il concède bien rapidement en hochant la tête. Il avale une gorgée de sa bière – si Finley l’a commandée pour lui c’est qu’il peut boire sans risque pour demain, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: Streets of London (Nate)   Lun 5 Déc - 12:41
Moi pas trop !

Je plante avec hargne ma fourchette dans le haggis avec l’air d’un ogre affamé. On a environ double portion par rapport au touriste lambda. Je prends une grande bouchée et je machouille allègrement.

Hummmm…

Je me dandine du torse et de la tête pour montrer ma satisfaction, ouvrant un peu la bouche pour laisser sortir la vapeur.

Chécho !!!

Une fois que j’ai avalé, je me reprends, histoire de pas paraitre pour le dernier des Pierrafeu. Je m’essuie la bouche, avale une frite maison.

Hummm. C’est fâmeux hein. Enfin tout ça pour dire, moi j’aime pas trop voyager.

J’ai juste trois passeports, mais j’aime pas. C’est comme ça. J’aime bien le train train et la routine. La seule chose qui doit changer, c’est les gonzesses. Sinon, je pratique toujours les mêmes gestes et ça me convient.

à part là où j’ai vécu et quand je dois faire des opérations spéciales, je n’ai jamais bougé depuis que je suis adulte et pas condamné à suivre mes parents. 

Sauf une fois. Un été, avec Caz, on a fait les Etats Unis. Enfin c’était le but. Sauf qu’en vrai, au bout de trois jours, on s’est séparé. J’me suis tapé tout un gang de bikeuses blondes en Californie pendant qu’il traçait sa route, imperturbable. Pas bien grave, dans le fond.
Quant aux « opérations spéciales », ce sont celles qui servent à renflouer mon compte en permanence dans le rouge. Malgré mon talent, malgré mon taf, cherchez pas, je suis toujours à court d’argent. J’ai un besoin vital et absolu de claquer du blé, même quand j’en ai pas. Et puis bon, entre l’alcool et la coke, faut bien avouer que ça part beaucoup trop vite. Je suis sûr qu’il y a des voisins qui tapent dans mon stock, c’est pas possible autrement.

Je vis dans le Marais. Donc je connais super bien le quartier. Et puis bon, les hauts lieux touristiques. Y a que quand mon frère vient que je découvre en fait. Sa fiancée est une espèce de tête d’ampoule qui veut absolument tout savoir. Et qui retient tout. C’est affreux hein. Vous lui dites un truc. Trois ans plus tard, elle vous le cite, limite avec date ! Impressionnant mais du coup, on a toujours tort avec elle. Je sais pas comment Casey fait pour vivre avec elle.

C’est d’ailleurs peut-être pour ça qu’il ne l’a pas encore épousée et que leurs fiançailles semblent se prolonger à l’infini.

Il me tarde de vous entendre jouer. Même si j’y connais que dalle.

Je finis ma bière et hop, y en a déjà une autre sur la table. Hey ! Je suis un VRAI habitué s’il vous plait.
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Streets of London (Nate)

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