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 La défense... against dark arts w/ andrea

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MessageSujet: La défense... against dark arts w/ andrea   Jeu 20 Oct - 23:23
Je ne sais pas ce que j'ai fait de si grave dans ma vie pour toujours me retrouver nez à nez avec mon cousin. Le monde est ridiculement petit je sais, et pourtant ça n'a aucun sens. Partout ou je vais, à chaque fête que j'organise, il se retrouve invité ou dans mon champs de vision sans que je ne n'aie de prise sur cette désagréable réalité, MEME EN BANLIEUE. J'ai l'impression de ne pas pouvoir y échapper, d'étouffer aussi. Alors même si je garde globalement mon sang froid en sa présence, l'embête un peu quand je suis de bonne humeur et l'ignore complètement quand ça me chante, parfois c'est juste insupportable et épuisant. J'ai l'impression qu'il me suit, et c'est un peu flippant pour ainsi dire. Quoi de plus improbable que de le croiser à la défense en plus ? Je suis dans le déni total. Est-ce que ces boucles lui appartiennent vraiment  ou est-ce que je me fais des films par dessus le marché ? Apparemment oui. Elodie me rejoint dans une demi heure, parce que les gens ne sont pas capable d'arriver à l'heure même quand ils habitent dans le coin, et une demi heure c'est long a à peine deux centimètre d'Andrea Leroy Duchesne. Partir n'est même pas une option, comme c'est l'anniversaire d'Elodie et que je viens stupidement de m'en souvenir, il faut absolument que j'achète ce livre à la con pour lequel je fais la queue. Plutôt que de faire comme si je ne l'avais pas vu, ce qui est un peu raté maintenant que l'on se dévisage ou fusille du regard selon les interprétations. « Qu'est ce que tu fais là Leroy Duchesne ? Tu me suis ou c'est un malheureux concours de circonstances ? Après que tu te sois joliment invité à ma crémaillère alors que ça me serait jamais venu à l'esprit de te donner mon adresse, j'avoue que je commence à me poser des questions. T'es amoureux qu'est ce qu'il se passe ?  » J'accompagne le tout d'un regard franchement moqueur dont seul Tristan Faure a le secret. Je sais qu'il me déteste, mais puisque aucun de nous ne va quitter la file, autant se distraire avec ce qu'il y a à disposition.
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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Jeu 20 Oct - 23:39
Je déteste la Défense. C’est sale, fermé, toujours peuplé d’une masse assez incroyable de gens, c’est loin. C’est la banlieue. Je déteste la banlieue. Mais voilà, je dois absolument me procurer ce bouquin de criminologie pour commencer les recherches de mon mémoire et le type de la fnac rue de Rivoli m’a indiqué que le dernier exemplaire – qu’il pouvait me mettre de côté – se trouvait à la fnac de la Défense. Résultat des courses, me voilà après un périple digne de survivor dans la ligne 1 du métro, arrivé à destination. Je marche vite, histoire d’abréger mes souffrances autant que faire se peut, et me rend au comptoir de la librairie de la fnac réclamer mon dû. Un binoclard deux de tension me cherche dans son ordinateur et hoche la tête. « Ah oui. Monsieur Leroy-Duchesne. Je reviens tout de suite ». Je soupire et acquiesce pour le laisser partir et aller me chercher ce satané bouquin. Il revient quelques minutes plus tard et c’est donc avec le fameux bouquin – et quelques autres, aussi – que je me dirige vers la caisse. Je suis plongé dans mes pensées et dans la musique que j’écoute quand je suis soudainement interrompu par une voix extrêmement désagréable qui me contraint à me demander si je ne suis pas réellement en train de devenir taré de l’entendre ainsi. Tristan ne peut pas être là. Si loin de son royaume, de ses soupirants et de tout le reste. La Défense, c’est tellement improbable pour lui comme pour moi, alors comment pourrions nous nous y retrouver tous les deux en même temps ? Et évidemment, plutôt que de faire comme s’il ne m’avait pas vu, il ne peut s’empêcher de s’approcher. Je grimace et me crispe, serre mes livres contre fois. « Tristan. » Je soupire et secoue la tête. « Arrête de te flatter l’égo, tu veux ? Je suis ici parce que c’est ici que se trouve ce bouquin, point final. J’aurais volontiers évité de venir si j’avais su que tu t’aventurais parfois en dehors de Paris. » Je lui jette un regard noir et secoue la tête. L’épisode de la crémaillère me reste en travers de la gorge. « Quant à ta crémaillère, je ne serai pas venu si on m’avait informé que c’était ton appartement. » Je déteste qu’il puisse penser que je le suis – ce qui n’est en plus pas le cas. « Retourne faire la queue et laisse moi tranquille. On est pas obligés de se faire la conversation quand on se tombe dessus tu sais ? Et puis, y’a personne pour faire semblant ici. Personne me connaît, tu peux pas non plus balancer de rumeurs. »

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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Jeu 27 Oct - 21:46
Andrea me connait mal, tellement mal que c'est drôle. Et décevant aussi sur bien des points. Andrea devrait faire partie de ceux qui ne se trompent pas sur toute la ligne lorsqu'il s'agit de moi, il le devrait si nous étions effectivement fait du même moule. Tout comme lui je joue un jeu, prétend ne pas aimer la banlieue et ne me rendre qu'aux soirées ou le champagne coule à flot tout en m'imaginant d'une élite dont je fais sûrement partie tout comme lui à mes heures. Mon père possède un hôtel particulier et se fiche du reste du monde. Ma mère est une ancienne danseuse du Moulin rouge reconvertie en actrice aux mœurs libérées et excentriques. Les deux gagnent beaucoup d'argent et aiment le dépenser dans l'industrie du luxe. Moi au milieu je suis le produit de leur amour incompréhensible. L'idée d'une telle association m'est d'ailleurs presque difficile à imaginer. La logique voudrait que je ne sois qu'un snobinard de l'acabit de Leroy-Duchesne, mais je ne fais dommage pour lui, pas que régner sur une petite cour parisienne coincée et ennuyeuse. Lorsqu'on est Tristan Faure on ne se limite pas au seizième arrondissement et ses soirées trop vue et revues, on expérimente et on s'excentre aussi parfois pour sortir de sa zone de confort et s'amuser un peu. S'amuser, un mot qu'Andrea Leroy Duchesne doit avoir oublié d'ajouter à son vocabulaire. « Je m'aventure très souvent en dehors de Paris, c'est là ou les choses intéressantes se passent parfois. A force de voir toujours les mêmes gens coincés, on finit par vraiment s'ennuyer. Mais je te demande pas de comprendre. » Je hausse les épaules acceptant la triste réalité d'être coincé dans cette queue de dix kilomètres avec mon insupportable cousin. Sans sous entendus pervers bien entendu. « Et pour ma crémaillère, je pensais vraiment pas que t'étais du genre à t'inviter chez des gens que tu ne connais absolument pas. On aurait pu penser que ton sens des convenances était plus psychorigide que ça, Mark Darcy. » Je me moque un peu et ajoute. « Pour les rumeurs, la vraie question est, est-ce que ce sont réellement des rumeurs où plutôt, la triste, voire sinistre réalité ? Tu aurais du envoyer Valentine, elle ferait n'importe quoi pour te rendre service. Et puis ça t'aurait évité de te retrouver en banlieue, qui sait t'aurais pu être abordé par un étudiant de Paris X, des militant LGBT+, ou pire des communistes. Ou les trois en même temps, ta vie est menacée Leroy-Duchesne, tu devrais vite t'enfuir avant que la banlieue te contamine. »
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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Mer 2 Nov - 20:35
Mon cousin déblatère toujours les mêmes idioties banales qu’à son habitude, comme si je n’avais que ça à faire d’écouter toujours ses reproches sur mon intolérance et mon snobisme. On vient du même moule, même si sa mère est sans aucun doute bien plus tarée que mes deux parents réunis. Je m’en fiche, moi, qu’il vienne passer sa vie en banlieue, qu’il se tape des hommes et des femmes, qu’il veuille se marier même si ça le tente. Ca ne me regarde pas, et j’aimerais bien qu’il laisse ma vie privée tranquille, pendant qu’il y est. J’ai eu une longue journée, elle même précédée d’une longue semaine, et je n’ai pas que ça à faire que d’écouter ses idioties dans la queue de la FNAC. Je voudrais que, pour une fois dans sa vie, il me laisse tranquille. Je serre mon bouquin contre moi et soupire. « T’en as pas marre, Tristan, de me sortir toujours les mêmes arguments à chaque fois ? » je demande en haussant une épaule. « Andrea le coincé, Andrea l’homophobe, bouh. Je suis tellement méchant ». Je roule des yeux, théâtral sans doute, mais véritablement lassé. « Fais ce que tu veux de ta vie, je n’apprécie pas spécialement cet endroit et ça n’a rien à voir ni avec toi, ni avec les homosexuels, ni avec les communistes. La Défense est sale et si tu veux mon avis, un peu risquée aussi. Je trouve ça beaucoup plus agréable de rester à Paris ». Je soupire et jette un œil autour de moi pour évaluer mes chances de trouver une autre caisse où je ne perdrais pas mon temps. Malheureusement, il y a du monde partout, je vais donc devoir rester là à subir ses reproches. Du coup, je m’énerve d’autant plus que sa présence imposée m’agace. « Qu’est-ce que ça peut te faire de toute façon ? Ca changerait quoi à ta vie que je sois un gauchiste de base qui se batte à Nanterre pour le mariage gay ? Rien du tout. Compte pas sur moi pour me rendre moins détestable à tes yeux, j’ai d’autres choses en tête. » Comme finir mon droit rapidement pour pouvoir quitter le domicile familial qui n’a pas fini de me prendre la tête. « Désolé de te décevoir, maintenant si tu veux bien me laisser faire la queue tranquille, c’est pas parce qu’on est cousins qu’on est obligés de se fréquenter ou même de se parler quand on se rencontre. »

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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Mer 2 Nov - 20:57
Si j'en ai marre ? Franchement non. Ça m'amuse, je n'y peux rien et c'est comme ça. Un peu triste pour le pauvre Andrea qui ne doit plus vraiment me supporter mais après tout c'est le lot des cousins qui n'ont pas vraiment le luxe de pouvoir rayer l'autre de arbre généalogique. Il aura affaire à moi toute sa vie, qu'il le veuille ou non parce qu'on est de la même famille et que la ville de Paris, même si on compte la banlieue dans le lot n'est pas assez grande pour deux personnalités aussi fortes que les nôtres. Et on est peut être pas obligés de se parler, mais moi ça m'amuse, alors je compte bien continuer, même si ça veut dire jouer avec ses nerfs indéfiniment et lui risquer un mental breakdown incroyable au bout d'un moment. J'esquisse alors un sourire, parce que c'est drôle, et qu'il ne me faut pas grand chose pour être amusé, beaucoup de mes amis peuvent d'ailleurs en attester. La présence d'Andrea peut être aussi distrayante qu'elle ne peut être agaçante. Mais dès qu'on commence à jouer, user de petites répliques bien envoyées, c'est comme oublier que je ne peux pas le supporter et que j'étais également très bien sans lui à Londres à tyraniser les esprits faibles de la belle université d'Oxford. Je garde ce léger détail dans un coin de ma tête bien entendu, parce qu'évidemment, je ne peux pas vraiment assumer pleinement d'adorer échanger avec lui, mais, mais c'est agréable, plus que j'aurais pu l'imaginer. Plus agréable pour moi que pour lui, mais après tout en bon égoïste je m'en fiche un peu de ce qu'il peut bien penser. Je m'en fiche un peu, et surtout j'y crois à peine. Je suis persuadé que cette année passée tout seul à Paris l'a rendu aigri et que si j'étais parti plus longtemps il aurait fini par devenir raisonnable et écouter les gens matures qui l'incident sûrement à ignorer mes conneries. Conseils avisés, I must say, mais au moins grâce à moi il ne perd pas de sa verve caractéristique, ce qui peut être pratique pour un avocat en devenir et ce a bien des égards. D'ailleurs je le trouve hilarant là tout de suite. Sa réplique sur les communistes, son snobisme si naturel et authentique, c'est du pur Andrea Leroy-Duchesne. Un délice. Finalement, même si j'ai toujours l'impression qu'il me suit, et que c'est un poil flippant quand même, je suis presque content qu'il l'ait fait. Moi aussi je m'ennuie sans lui on dirait. « Sacré Andrea » Je lance en secouant la tête avec tendresse. « Tu m'excuses si je ris, mais je viens de t'imaginer à défendre les droits des homosexuels. On t'interviewerait à la sortie d'une audience et tu serais adorable avec ton petit pull en cachemire et ton papa furax devant la télé. » Les gens nous regardent, et je trouve ça toujours super marrant, cette proportion à se retourner et à fixer les gens dès que quelqu'un prononce le mot homosexuel. La quotidien d'un garçon qui veut parler librement en 2016 en france. Paris, la capitale du progrès social et de la tolérance. « Comme je t'ai dit on est pas obligé de se parler, mais t'inquiètes pas pour moi, je le fais de mon plein gré. Du coup t'achètes quoi ? Je te déconseille 50 shades, c'est pas terrible, j'ai pas réussi à finir le premier chapitre, même pour rire. »
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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Mer 2 Nov - 23:33
Il est insolent, Tristan. Toujours avec la phrase bien drôle supposée faire rire la galerie qu’il n’a aujourd’hui pas derrière lui – dommage pour lui. J’aimerais bien l’y voir lui. C’est sûr que c’est facile d’avoir été élevée par une femme comme Christine avec un père complètement absent laissant le bénéfice de son compte bancaire sans les contraintes. Il a toujours été libre, Tristan, d’une liberté intouchable que personne ne pouvait lui enlever, à faire ce qu’il voulait de sa vie et de ses soirées, de ses fesses par la même occasion. Pas vraiment de pression familiale, pas non plus de pression scolaire, on l’a pris pour ce qu’il était et ça n’a jamais empêché personne de l’aimer. Populaire, adulé, scandaleux, il défraye les chroniques partout où il va et ce n’est une surprise pour personne. Alors forcément, vu comme ça, d’une terrasse avec balcon où on l’a laissé grandir et devenir ce qu’il avait envie de devenir, la vie est plus facile. Mais moi, ça n’a jamais été mon cas. J’étais à peine entré à l’école qu’on s’interrogeait déjà sur la classe que j’allais sauter, et mes années de collège puis de lycée furent consacrées à tenter d’atteindre l’excellence – le tout avant que je n’intègre la meilleure fac de droit du pays pour rendre mon père fier et finir avocat. Il peut rire, avec sa vie facile et l’absence de contrainte qui le caractérise. Parfois, j’aimerais lui hurler dessus que tout ça est très injuste, et que peut être si j’avais eu l’occasion d’y réfléchir, j’aurais préféré donner une autre direction à ma vie moi aussi. On ne peut pas franchement dire qu’on m’a laissé faire – et tant pis. Je dois me contenter de ce que j’ai en restant raisonnable pour ne pas me donner en spectacle et ne pas me montrer faible, ou vulnérable. Supporter comme un homme, voilà ce qu’il dirait, mon père. Personne ne se préoccupe de savoir si j’ai envie d’adhérer à toutes ces absurdités. Je suis le fils d’Henri Leroy-Duchesne et c’est pour ça que j’accepte et m’accorde à tout ce qu’il dit. « Si tu veux mon avis, les homosexuels manquent de bons avocats pour plaider leur cause, ça ne pourrait pas leur faire de mal que quelqu’un comme moi s’en charge », je réplique en secouant la tête pour rejeter le reste des absurdités. Après tout, je le tolère tout à fait – et sa sexualité n’est pas des plus banales. « Je n’ai pas besoin de tes conseils littéraires, surtout pas ceux-là, le simple fait que tu aies dépensé des sous pour acheter ce torchon en dit long. Je suis simplement venu chercher un livre sur les criminels du 20ème, je le lis pour les cours mais j’imagine que ça te passe largement au dessus. » Il est temps que ce supplice se termine et que je puisse rentrer chez moi respirer – je me sens incapable de tenir beaucoup plus longtemps le rôle que je suis en train de jouer délibérément pour ne pas perdre la face devant mon cousin. « Et toi, tu es venu acheter quoi ? deux ou trois livres érotiques pour t’inspirer tes réactions face aux prochaines conquêtes du week end ? Après tout, avec toute cette activité… tu dois un peu manquer d’inspiration à force. »

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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Dim 6 Nov - 0:35
Andrea me fait rire. Il est vraiment à fond dans son truc. Moi j'aimerais bien l'y voir à défendre des homosexuels. Je veux bien l'imaginer avec une conscience professionnelle à toute épreuve, mais c'est difficile de ne pas me le représenter mal à l'aise en plaidant pour les droits de ceux que sa famille considère un peu comme des sous merdes et ce depuis des générations entières de Leroy Duchesne. Il se la ramène beaucoup, mais on ne l'a pas encore vu dans une salle d'audience. Mais après tout peut être que j'ai tort, peut être que malgré son éducation vieillotte et misogyne, ou on tape sur les femmes si elles ont le malheur de l'ouvrir un peu trop, Andrea est quand même le fruit d'une génération tolérante qui vit avec son temps et qui n'a pas peur d'être contaminé par la maladie du siècle comme son papa. Honnêtement j'en doute, mais c'est beau d'y croire, parce que ça ferait presque de lui quelqu'un de bien. Peut être que lui aussi il croit d'ailleurs, et c'est quelque part assez ahurissant de le penser. Mais malgré cette belle vision d'Andrea se battant pour les minorités qui se forme dans mon cerveau, je sais à qui j'ai affaire. « Quelqu'un comme toi ? Tu veux dire par là, le fils d'un type qui vote Lepen et qui pourrait prêter sa maison à un banquet spécial manif pour tous ? Excuse moi, c'est pas pour te vexer, mais je pense qu'il y a dans ce monde des gens hautement plus qualifiés que toi pour le faire. » Et je le pense sincèrement. Même si j'ai un semblant d'estime pour ce connard, ça ne va pas jusque là.

Parce que notre relation est somme toute très équilibrée, lui aussi me prend de haut. Ce qu'il fait d'ailleurs à peu près tout le temps, comme si ça changeait quelque chose à ma vie. Ce n'est d'ailleurs pas ce qui marche le mieux sur moi, mais passons. Personne n'a demandé à Andrea d'être excessivement perspicace. A chaque fois qu'il essaye de nous comparer, je ne peux pas m'empêcher de me dire que quelque part, le fait que je me fiche totalement de ses révisions et son sens du travail, le fait un peu chier. Peut être que dans un monde parfait façon clip d'Ilona Mitrecey, il aurait bien aimé qu'on soit potes. Never gonna happen though. « Ca va, toi tu lis le figaro, c'est pas non plus de la grande littérature, si tu veux mon avis. Chacun son truc, moi je m'amuse comme je peux. Et le brushing post coïtal, c'était brillant avoue.  » Je me moque. Ce livre est nul, mais en parler avec Andrea est hilarant à tout point de vue. Il faut voir la tête de ce pauvre garçon. Il tente une petite remarque sur ma vie sexuelle, qui une fois de plus est au centre de son intérêt. « J'achète un cadeau pour Elodie, ouais celle qui a dit que t'avais un balais dans le cul à ma crémaillère. » Tristan Faure, l'élégance même.
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MessageSujet: Re: La défense... against dark arts w/ andrea   Ven 11 Nov - 18:26
Qu’il pense ce qu’il veut après tout, je m’en fiche. Je ne suis même pas obligé d’écouter ce qu’il me dit, ou de donner à ses propos la moindre résonnance si je n’en n’ai pas envie. Voilà ce que je devrais faire, en réalité, avec Tristan. Ne pas écouter ce qu’il me dit, ou en tout cas ne pas tenter d’y répondre. Parce que de toute façon, vu le combat dans lequel on est engagés, ni lui ni moi n’obtiendrons gain de cause. Nous tenons tous les deux un peu trop à notre égo pour ça, inutile de le dire. Mais de la même façon, cette guerre ne peut pas vraiment s’arrêter – et je ne suis pas sûr qu’on saurait comment s’entendre, lui et moi. Au contraire, je serais sans doute perdu s’il s’agissait qu’on ne se hurle pas à la figure à chaque fois qu’on se voit. Peut être que c’est hypocrite, sans doute même. Parce que malgré tous les efforts que je mets à la tâche, je ne parviens pas tout à fait à ignorer ce qui gronde dans le bas de mon ventre quand il est dans les parages. Je me souviens également de ce que j’ai ressenti quand il est parti, de la période difficile qui a suivi, et même si je n’ai pas envie de mettre de mots sur une situation douloureuse – pour moi – il me faut me rendre à l’évidence, la façon que j’ai de voir mon cousin n’est pas tout à fait normal – ni même totalement saine.

« Ca n’a pas grand chose à voir, il y a un monde entre un navet romanesque pour adolescentes en chaleur et un journal d’actualité. Mais j’imagine que tout ça te passe au dessus, t’es un peu une ado en chaleur toi même ». Je croise les bras et ne peux retenir une grimace – il a raison, je parle un peu trop souvent de sa sexualité, c’est presque gênant maintenant. « Ca ne m’étonne pas trop que tous tes amis me trouvent coincé, personne ne fait dans la demi-mesure chez toi, vous ne devez pas avoir l’habitude. Mais voilà Tristan, tout le monde n’aime pas se donner en spectacle devant tout le monde à chaque soirée – tout le monde n’aime pas non plus vider l’équivalent d’un bar pour faire la fête. Nos perceptions sont radicalement différentes mais si tu essayes de me faire comprendre que la tienne est la mieux… C’est raté ; je n’y crois pas le moins du monde. » Je jette un regard à la file d’attente qui diminue et pousse un soupir de soulagement. « C’est à toi », je lui fais remarquer en faisant un signe du menton vers la caissière qui l’attend – je vais enfin être en paix de nouveau.


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