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 On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)

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MessageSujet: On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)   Jeu 13 Oct - 8:18
C’est un rayon de soleil qui réveilla Jules. Caressant son visage de sa douce chaleur, la forçant à ouvrir les yeux, réalisant qu’elle n’allait pas échapper aux conséquences des excès de la veille. Sa main glissa sur les draps à la recherche d’autre chose. D’une autre personne. Sa main ne trouva rien d’autre que le reste du soleil. Alangui près d’elle, il était le seul à s’être glissé dans son lit au lever du jour.

    Il avait promis. Encore une promesse qui disparaît au fond de l’océan.


L’absence d’un autre corps chaud lui fit ouvrir les yeux. Péniblement. La jolie fille découvrir son corps encore habillé, ses chaussures aux pieds, telle une Cendrillon ratée. Elle maugréa. Cette journée qui s’était mal finie, n’allait pas avoir la décence de bien (re)commencer.

Jules se releva sur les coudes, cherchant du regard un signe d’une présence qui s’en serait allée avant qu’elle ne se réveille. Mais elle ne trouva pas même une chaussette sur le sol de cette chambre qu’elle avait réussi à maintenir dans un état plutôt correct.

Tant bien que mal, elle sortit du lit, puis s’ensuivit l’éternel check-up de la génération y.
Téléphone ? Check.
Carte d’identité ? Check.
Carte bleue ? Check.
Estime de soi ? Comme celui de tous ceux des moins de vingt-cinq ans, il doit sûrement être au fond d’un égout.  Tant pis, on ira le chercher plus tard. Après les cours, si l’envie nous prend.

Comme chaque matin, Jules se dit qu’elle devrait arrêter de boire. Mais comme chaque soir, Jules trouvera plus de raisons d’oublier ses problèmes que de les affronter.

Elle enlève ses talons, essaie d’enlever les plis de sa petite robe noire puis ouvre la porte de sa chambre. En deux pas, elle est dans le salon. Les joies de la colocation. La porte de la chambre de Lila est ouverte en grand. Elle fait quelques pas, sur la pointe des pieds, histoire de pas se faire remarquer. Lila est déjà partie, mais Enzo est couché dans le lit, torse nu.

Jules lève les yeux au ciel et soupire. Elle se dirige vers un des placards, sort une tasse qu’elle pose sur le comptoir. Rien de mieux qu’un chocolat chaud pour faire disparaître les résidus d’une soirée qui s’éternise. Elle ouvre la porte du frigo. Chacun des résidents à sa propre étagère, mais ils se mettent d’accord, chacun à leur tour, pour faire les courses de premières nécessités. Elle cherche du regard le lait. Aucune trace. Elle ouvre les autres placards. Sans succès. Elle sait que c’est au tour d’Enzo, c’est marqué sur le tableau qui trône à l’entrée de la coloc. Cette semaine c’était Enzo.

Excédée, elle se munit d’un verre qu’elle remplit d’eau et se dirige dans la chambre où dort la Belle au Bois Dormant.

« wach auf bouffon ! »

Elle ne lui laisse même pas le temps de réaliser qu’il est réveillé et mouillé. Elle est énervée, elle et c'est tout ce qui compte. Ses sentiments à elle.

« T’es même pas foutu d’aller racheter du lait, quand on te le demande, t’es vraiment qu’un con, putain ! »

    C’est fou, comme de nos jours, tout est prétexte à. Comme si on n’était plus capable de dire les choses simplement.
    Surtout ne pas perdre la face.
    Surtout ne pas montrer ce qu’on ressent vraiment.
    Car, de nos jours, c’est le meilleur moyen de finir le corps meurtri et le cœur à l’envers.


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MessageSujet: Re: On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)   Jeu 13 Oct - 18:18
il dort comme un loir enzo.
la soirée a été dure. elle a traînée surtout. alors il a bu. pas mal. ce qui explique sûrement le fait qu'il dorme si bien. bref. cette nuit, c'était à son tour de squatter le canapé. mais évidement, il avait trouvé une issue. le lit de lila. elle ne le laissera pas dormir sur le canapé. pas dans l'état dans lequel il se trouve actuellement. et sur le coup, il avait totalement oublié la promesse qu'il avait faite à jules. dormir avec elle.
cette promesse, c'était des trucs en l'air. des truc futiles pour enzo. parce que dormir avec lila, ou anastasia, ça ne faisait rien. il les considérait quasiment comme des sœurs. par contre, quand jules lui faisait le coup. quand elle allait dormir avec césar. c'était tout autre chose.
jalousie.
jalousie non assumée en plus.
alors qu'il dormait paisiblement, prenant la quasi totalité du lit au passage, il sursauta vivement en sentant un liquide froid contre sa peau. il ouvrit par la même occasion les yeux. son regard se posa alors sur jules. jules qui lui parlait. mais il comprenait rien. vraiment rien. il n'était même pas encore réveillé. il jura en sentant l'eau sur son dos. il s'assied en passant ses mains sur son visage. "dégage de là jules." il souffla ces mots en se levant finalement du lit, uniquement vêtu d'un jogging. il bouscula au passage très légèrement la demoiselle alors qu'il choppa une serviette dans un placard pour s'essuyer le dos. "t'as quoi à m'agresser dès le matin toi ? tu peux pas attendre deux putains d'heures pour boire ton lait. t'es casse couilles. sérieusement."
il était bien loin de se douter qu'elle l'agressait de si bon matin parce qu'il avait préféré aller squatter le lit de lila, plutôt que le sien.
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MessageSujet: Re: On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)   Dim 16 Oct - 8:19
    Enzo se leva du lit, visiblement très énervé. Réaction à peu près normale pour tout personne dont la nuit était interrompue par un liquide froid sans avertissement quelconque. Il bouscula la demoiselle, attrapant une serviette pour se sécher. Elle le regarda faire, plus qu’agacée qu’il lui parle de la sorte. Il manquait à tous ses engagements mais elle devait faire comme si.

    Comme si rien n’avait d’importance.
    Comme si on pouvait briser sa confiance sans sourciller.
    Comme si.


    « Non je peux pas attendre deux putains d’heures parce que ça fait une putain de semaine que c’est écrit sur ce putain de tableau, que tu dois faire les putains de courses ! » s’exclama-t-elle sans se démonter.

    Jules n’était pas ce genre de fille d’habitude. Non Jules, c’est la fille un peu chill, un peu garçon manquée quand elle boit des bières dans le parc avec ses potes à refaire le monde et mater les formes des filles se dessinant sous leurs vêtements. Jules, elle fait pas de crise comme ça, sauf si tu lui piques ses chocapics. Et Enzo devrait le savoir. Mais Enzo la regarde comme si elle venait de Vénus.

    Plus qu’agacé, Enzo change de pièce, comme si le conflit allait disparaître.
    Plus qu’agacée, Jules le suit, comme si ça allait arranger les choses.

    Comme si.

    Enzo, bien décidé à poursuivre sa journée, se prépare un petit-déj à son tour. Il lui demande si elle veut quelque chose à manger. Il fait celui qui croit que tout s’arrange parce que Jules a pu faire l’enfant, qu’elle a pu lui jeter un verre d’eau au visage, exploser et être satisfaite.
    Sauf qu’y a pas que ça.
    Qu’y a plus que ça.

    « Donc ton plan c’est de te faire à bouffer, comme si de rien n’était. Genre j’sais pas, c’est trop difficile de s’excuser ? Gott, bonjour la maturité. » dit-elle en soupirant, les bras croisés.

    Silence. Lourd, pesant, ce silence à couper au couteau, tel un brouillard métaphorique.

    Elle fait exprès d’appuyer là où ça fait mal.
    Elle le connait son Enzo, elle sait exactement où appuyer pour le mettre en rogne.
    Elle sait pas pourquoi elle fait ça.

    Soudainement elle change de conversation.
    Elle a trouvé.

    Tel le prédateur fondant sur sa proie, elle s’avance, s’assois sur un des meubles de la cuisine comme elle le fait à chaque fois qu’un des garçons cuisine. Ses pieds, qui ne touchent pas le sol, balancent légèrement tandis qu’elle regarde Enzo qui continue de préparer son petit-déjeuner.

    « Enfin bref. Et sinon ta soirée ? J’ai fini dans un appartement pas loin d’ici. Un mec plutôt sympathique. » la blonde regarde son colocataire, guettant tout signe de faiblesse.
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MessageSujet: Re: On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)   Jeu 27 Oct - 23:35
c'est un liquide qui le sort de son sommeil. rien de pire. y'a rien de pire comme réveil. vraiment rien. il préfère encore nettement qu'on le réveil en hurlant dans l'appartement. ou en cassant quelque chose dans le coin. lui qui avait chaud. il était bien. et là, il a le dos trempé. il a froid. du moins pendant un temps. il sent l'eau couler sur son dos quand il se lève.
y'a rien de plus agréable.
il bouscule donc la demoiselle en se levant. il est énervé. saoulé surtout. il prend de suite une serviette. et il se sèche. du moins il essaie de le faire. il se frotte le dos. comme il peut. un bout de serviette dans chaque main. et jules, elle lui répond. elle lui dit qu'elle ne peut pas attendre pour son putain de lait. parce qu'il devait aller faire les courses depuis le début de semaine. il avait déconné. certes. mais y'a pas de quoi le saouler de si bon matin. surtout que c'est pas franchement le genre de la jeune femme de le faire. alors enzo, il ne tarde pas à faire le lien. à comprendre ce qui l'a mis de mauvais poils. il n'a pas dormi dans la bonne chambre. y'a pas de quoi faire un drame pourtant. mais il ne dit rien. parce qu'elle niera et qu'ils s'engueuleront encore. "calmes toi. ça sert à rien de gueuler comme ça. c'est pas en me gueulant dessus que j'irais plus vite chercher ton lait. au contraire même." parce que ouais, enzo, il agit comme un gosse de temps en temps. mais ça, tout le monde le sait. ça ne choque plus personne.
il se glisse dans la cuisine. et il se prépare son petit déjeuner. parce qu'il a sacrément la dalle en fait. il a rien bouffé depuis plus de douze heures. il commence donc la préparation et propose même de faire quelque chose pour jules. il essaie clairement d'apaiser les tensions. mais ça ne semble pas franchement fonctionner. "m'excuser de quoi au juste ? de pas avoir été chercher ton putain de lait ? ou de ne pas avoir dormis avec toi ? si c'est juste pour ton lait, prends autre chose, y'a de l'eau. y'a du jus d'orange. y'a du café." il hausse le ton. il la regarde dans les yeux. il n'a rien à se reprocher. il n'a rien fais de mal. rien du tout. le lait, ça peut attendre deux petites heures. et le fait de ne pas avoir dormi avec elle, ce n'est rien du tout. ce n'est pas la première fois. et puis, il n'a rien fais avec lila. il ne fera jamais rien avec lila. mais il s'amuse simplement pour rendre jalouse jules. et ça fonctionne à chaque fois. il continue de faire son petit déjeuner. sans trop prêter attention à jules qui s'assied sur le meuble à ses côtés. elle l'observe en prenant parole. des paroles qui ne plaisent pas spécialement à enzo. il lève simplement les yeux au ciel en l'entendant dire qu'elle a terminé dans un appartement pas loin de là. "ah tant mieux pour toi. et la soirée était cool. j'ai bien rigolé avec lila." il hausse les épaules en souriant quelque peu.
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MessageSujet: Re: On perdait notre temps à fuir l’avenir. (enzo)   Ven 18 Nov - 7:49
    On dit qu’il faut beaucoup de courage pour s’excuser. Qu’il en faut tout autant pour dire la vérité. Que la clé de toute relation c’est la communication. Mais quand les deux personnes concernées sont trop têtues et fières pour s’avouer quoique ce soit, comment on résout les problèmes ? Comment on avance ?

    Trop de fois le cœur brisée, Jules avait abandonnée l’idée de recoller les morceaux. Elle avait abandonnée l’idée se confier, de dire ce qu’il ne va pas. Parce que c’était pas la première fois qu’elle essayait de mettre des mots sur ses sentiments. Et tous les garçons à qui elle avait ouvert sa cage thoracique, en avait profité pour se réfugier entre ses jambes. Alors elle avait décidé de rendre la monnaie de la pièce. Elle disait plus rien, elle se contentait de trouver le point faible des personnes qui l’entouraient. Parce que c’était plus facile de blesser que d’être blessée. C’était plus facile d’être détestée plutôt que de détester. Sauf qu’avec Enzo, elle avait trouvé un opposant à sa hauteur. Enzo savait appuyer là où ça faisait mal. Il hésitait pas à contre-attaquer.

    Lorsqu’elle avait entendu ces mots sortir de sa bouche, elle s’était figée. Faut dire qu’il ne fallait pas être un génie pour savoir que c’était pas à cause du lait que Jules venait de réveiller son colocataire ; mais encore une fois, elle était trop fière pour se l’avouer. Elle soutient son regard qui la sonde, la traverse de part en part. Elle lui dira jamais que c’était ça. Elle préfère se noyer dans un immonde mensonge plutôt que de devoir baisser les yeux devant la vérité.
    Il contre-attaque avec Lila. Ils savent tous les deux qu’ils utilisent leur entourage pour marquer des points. Jules passe une main dans ses cheveux, essayant de réprimer la moue qui s’étale sur son visage. Enzo l’a sûrement remarqué. Il peut pas s’empêcher de lui en faire la remarque quelques secondes après.

    Elle le regarde dans les yeux. Elle aime bien les yeux, Jules. C’est le reflet de l’humanité. Tu peux mentir avec ta bouche mais tu pourras jamais mentir avec tes yeux. Et les yeux d’Enzo ils en montrent beaucoup plus que son sourire narquois. Mais ça par contre, Jules elle le sait pas, parce que pour l’instant elle est plus obsédée par l’idée de lui rendre la monnaie de sa pièce que de se perdre dans ses yeux.

    « Bah c’est cool pour toi. »

    Lila était inoffensive. Et Jules le savait. Mais trop aveuglée par sa jalousie, les paroles sortaient sans filtre, sans pansement.

    « Toi t’as ta Lila. Et moi j’ai le reste du monde. »

    Elle fait une pause. Sourit. Et assène le coup de grâce.

    « Tu peux prendre mon lit ce soir. J’avais prévu de dormir avec César, anyway. Je sais toujours où le trouver, lui. »

    Elle saute du comptoir, s’attrape une pomme, passe près d’Enzo et lui souffle à l’oreille.

    « Sur ce je vais aller me préparer pour ce soir. Amusez-vous bien toi et ta main. »

    Sauf qu’elle a pas le temps de faire deux pas que la main d’Enzo se referme sur son poignet, la tirant vers lui et lui faisant faire volte-face. Son regard se plante dans celui d’Enzo. Pas vraiment content.

    « Qu’est-ce que t’as ? T’as l’air pas bien du tout. » renchérit Jules, faussement surprise.

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