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 ANNA ∆ friday night out

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× pseudo : BOHEMIAN RHAPOSDY
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MessageSujet: ANNA ∆ friday night out    Lun 10 Oct - 0:09
Il n’est pas si tard quand nous sortons, mon père, ma mère et moi, de la Philharmonie de Paris. Mon père avait acheté des places pour aller écouter des morceaux – dont le Requiem – de Fauré. Une façon comme une autre de maintenir l’illusion qui consiste à nous faire croire à tous les deux que nous sommes encore une famille. J’aime la musique classique, passer le début de ma soirée du vendredi soir à écouter un concert de musique classique dans une salle réputée de Paris ne m’embête pas – c’est même plutôt le contraire. Je jette un œil à ma montre et m’arrête pour forcer mes parents à s’arrêter avec moi. « Je vous abandonne là, je vais rejoindre Anna », je précise en attrapant mon téléphone pour avertir la principale concernée que j’arrive dans son quartier – et qu’il vaut mieux qu’elle descende de chez elle pour me rejoindre quelque part où l’on pourra boire un verre sans ses treize mille colocataires dont je perds parfois un peu le compte pour être honnête, pas franchement le genre de type que tout le monde aime ou trouve sympa. Ma mère soupire et glisse ses mains dans ses poches et mon père me fixe avec désapprobation – on devrait tous rentrer à la maison après un beau concert et éviter de se mêler à la masse. Je crois qu’il n’aime pas vraiment Anna. Pas plus que tous les autres amis que j’ai pu me faire au fil des années. Je ne sais même pas si mon père sait ce que c’est que d’avoir des amis, en fait. « Tu es sûr ? » Je soupire en leur jetant un coup d’œil réprobateur à mon tour. J’ai 22 ans, et je suis étudiant en dernière année de fac – dans un peu plus de deux ans, avec un peu de chance et beaucoup de talent, je serai avocat. Ils ne sont plus vraiment légitimes à me dicter mes heures de couvre-feu. « Bonne nuit, j’ai mes clés », je lâche en embrassant ma mère et en adressant un pudique signe de tête à mon père avant de m’éloigner vers le métro pour rejoindre des points plus centraux de Paris.

Je prends le métro – moderne que je suis – parce que je n’ai pas envie d’attendre avec mes parents qu’un taxi me récupère. Leur présence est oppressante, surtout pour moi qui suis, malheureusement, fils unique. Je suis toujours seul avec eux. Parfois, ça fait du bien de s’éloigner pour souffler. J’adorerais qu’ils me proposent de prendre un appartement tout seul et de voler de mes propres ailes mais autant dire que ce n’est pas possible. Je ne gagne pas d’argent et ce serait impossible pour moi de travailler à côté pour ce faire – entre les cours de Master et le DU de criminologie, je devrais travailler la nuit. J’arrive à recevoir un message d’Anna malgré le mauvais réseau dans le métro, qui m’indique notre lieu de rendez-vous (le bas de son immeuble, parce que j’arriverais le temps qu’elle se prépare – les filles…) et m’installe sur un siège pour écouter de la musique jusqu’à arriver à bon port au prix de quelques changements mineurs entre les stations concernées. Quand je sors, non pas que je sois claustrophobe mais l’air extérieur me fait du bien – l’air de mes parents, aussi. J’adore le quartier d’Anna, parce que c’est aussi le quartier de la fac. Je sors du métro et marche jusqu’au pied de son immeuble en lui indiquant que je suis arrivé. Je me stationne là jusqu’à la voir descendre et lui offre un sourire satisfait quand elle apparaît – je suis soulagée de voir son visage familier. D’autant que je ne lui ai pas encore raconté que Tristan était de retour. « Salut », je lance en embrassant ses joues. « J’ai cru que j’allais encore attendre vingt cinq minutes comme la dernière fois... Ca va ? Tu veux aller ou ? » Je la taquine, ça n'a vraiment rien de méchant.

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MessageSujet: Re: ANNA ∆ friday night out    Lun 10 Oct - 14:38
C'est vendredi soir et après des semaines à préférer Netflix coincée entre Solas et Gabriel sur leur lit – Dieu seul sait ce que ledit lit a pu voir d'ailleurs – je me suis finalement laissée convaincre par Andrea de sortir un peu. Ce qui est moins effrayant que ça en a l'air, puisqu'on ne rentrera probablement pas à six heures du matin après avoir écumé les bars. Ce n'est pas vraiment son genre et ça me convient parfaitement. Seulement il faut encore qu'il se débarrasse de ses parents, lesquels n'ont jamais eu l'air de beaucoup m'apprécier. Son père, surtout. Je ne sais pas si c'est mon jean troué ou le fait que je lui ai dit être chanteuse, la première fois que nous nous sommes rencontrés, mais il m'a toujours toisé avec un air franchement dédaigneux, comme si je n'étais pas digne de fréquenter son fils. Ou alors il craint que je ne sois une mauvaise influence pour Andrea. Probablement un peu de tout ça. Peu importe, je ne le croise pas tous les jours de toute façon et ça ne nous a pas empêché de devenir amis.

J'ai réquisitionné la salle de bains des filles pour l'occasion, non sans mal d'ailleurs. Voilà tout le problème de partager un appartement avec des gens qui vivent et travaillent la nuit. Dieu merci, Meg sait se faire toute petite et une deuxième paire de mains n'est jamais de trop lorsqu'il s'agit de se débattre avec un fer à lisser. « Merci ! » je lui glisse avant qu'elle ne disparaisse, probablement un peu en retard après m'avoir secourue. Mon portable confirme la théorie et je note mentalement de lui présenter des excuses plus tard. Le pull qu'elle s'est retenue d'acheter la semaine dernière fera l'affaire.

L'appart est curieusement silencieux quand j'attrape ma veste, téléphone dans une main, clés dans l'autre. « Je sors, soyez saaages ! » Pas de réponse mais après tout, ça n'a rien d'étonnant. Nos emplois du temps sont très différents et on passe le plus clair de nos journées à se croiser. Pas vraiment ce qu'on avait imaginé en emménageant ensemble mais en même temps, nous n'avons plus cinq ans. La plupart d'entre eux ont des boulots ou des études prenants, ils n'ont pas franchement le temps de buller sur le canapé comme il m'arrive souvent de le faire ces dernières semaines. Je me sens vaguement coupable à l'idée de passer cette soirée dehors, sans eux. Ceci dit, je doute que qui que ce soit m'en veuille et, d'un autre côté, Andrea est l'un de mes plus proches amis. Et, avouons-le, je ne peux guère profiter de lui si l'un de mes colocataires est dans les parages. Il y a tout un monde entre eux et lui, et ni lui ni eux n'ont jamais cherché à le franchir. Ils ne se détestent pas, pas vraiment, mais l'appart n'est guère le genre d'atmosphères qui permet à Andrea de s'épanouir.

Je descends les marches aussi vite que me le permettent les sept centimètres de talons pour lesquels j'ai craqué ce soir – assurément un regret en devenir – et je me fends d'un large sourire en le découvrant juste devant la porte de l'immeuble. « Hé, tout ça prend du temps, je ricane en agitant les mains devant moi après deux bises. Je ne me lève pas dans cet état-là tous les matins » Loin de là, en fait mais ce n'est pas le moment de discuter de ma toute nouvelle habitude de traîner en pyjama douze heures par jour. « Tu n'attends pas depuis trop longtemps quand même, si ? » je demande, plus sérieusement. Je préférerais que non, après avoir passé la moitié de la soirée avec ses parents, et je lui dirais bien qu'il aurait pu monter mais il aurait probablement été mal à l'aise. Sans compter qu'en le sachant chez moi, j'aurais probablement pris deux fois plus de temps. Mauvaise idée donc. « Il y a le Crocodile, c'est pas très loin. Ceci dit, il risque d'y avoir du monde. Il paraît que la moitié de la Sorbonne s'y retrouve pour noyer son désespoir. Le Mayflower sinon ? Je suis encore en état de marcher, on devrait en profiter » Et si par malheur je m'effondre au milieu de la chaussée, il y aura bien un Uber pour me sauver la vie. « Ça a été ce soir, avec tes parents ? » Avec ton père, ai-je envie de préciser mais le sujet n'est pas des plus joyeux et ce n'est pas vraiment le genre de questions à poser pour alléger l'atmosphère. Ceci dit, je n'ai jamais eu beaucoup de tact et Andrea doit avoir l'habitude, depuis le temps.

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MessageSujet: Re: ANNA ∆ friday night out    Mar 11 Oct - 23:12
J’aime Anna. Ca fait quelques années maintenant qu’on se connaît, et je crois pouvoir dire sans mentir qu’elle est ma meilleure amie – peut être l’une des seules, en plus. J’ai peu d’amis, comme se plait à le faire remarquer mon cousin dès qu’il me voit. J’accorde difficilement ma confiance, mais avec Anna, c’est différent. A cause de la passion qui nous rassemble, sans doute, et qui a dû me laisser penser que je pouvais lui faire confiance très rapidement, sans avoir peur. Evidemment, elle ne sait pas le fiasco de la soirée de départ de Tristan – personne ne peut savoir, j’ai bien trop honte. Mais elle connaît les détails de mon historique bagarreur avec mon cousin. Elle connaît aussi le personnage qu’est mon père, sans que je ne sois jamais allé jusqu’à lui dire que je l’avais vu frapper ma mère. J’aurais été bien trop gêné de le lui avouer, en réalité. Honteux, presque, comme si j’étais responsable moi aussi. Peut être que je le suis un peu d’ailleurs, de ne pas avoir réagi, de ne toujours pas le faire. Mais j’ai déjà tenté de dire à ma mère qu’il fallait qu’elle parte – elle m’a demandé de me taire. Qui suis-je pour forcer un divorce ? Pour la forcer à partir ? Une partie de moi ne veut pas abandonner son père, non plus. Je veux croire qu’il existe encore chez lui une part de bon. Quelque chose qui peut être sauvé, des yeux qui me regarderont un jour avec fierté. Pour l’instant, il est toujours aussi exigeant malgré les prouesses, les titres de major de promotion, le master 2, le DU et tout le reste. Il n’est pas Procureur pour rien – plus souvent installé dans l’accusation que dans la reconnaissance. Tant pis. Tout ça me sert, aussi. Et puis, c’est ce que je veux moi aussi, être le meilleur partout, dans tout ce que j’entreprends.

Je soupire légèrement et secoue la tête pour sortir de mes pensées qui n’ont rien de réjouissant. Mes parents – en tout cas mon père, parce qu’on ne peut pas dire que ma mère soit pourvue d’une personnalité telle qu’elle lui permette de prendre de réelles décisions pour elle même sans passer par l’aval de mon père – n’apprécient pas trop Anna. Ils n’apprécient personne, en fait. Personne n’est assez bien, surtout les gens qui ne font pas de longues études pour devenir au moins avocat ou médecin. Mon père regrette d’ailleurs que je ne me sois pas plutôt dirigé vers la magistrature, comme lui. « Je suis sûre que tu es parfaite dès le réveil », je note en haussant un peu les sourcils. « Je suis arrivé il y a exactement trois minutes, heureusement qu’on a fini par se donner rendez-vous ici, c’était quand même plus raisonnable » je note en souriant de plus belle. Je prends son bras et l’entraine, assez logiquement quand on me connaît, vers le Mayflower. Je n’aime pas trop les endroits bondés de monde, sauf quand on doit chanter. Parce que j’aime avoir un public. C’est un peu ma seule activité illégitime, celle que personne ne me connaît. Chanter dans des bars – qui pourrait imaginer que c’est ce que fait Andrea Leroy-Duchesne. « Le Mayflower, ça ira très bien. On sera plus tranquille. J’appellerai un Uber si tu peux plus marcher, promis. » Je ris un peu et l’entraine. « Ca va. L’avantage quand on va écouter un concert, c’est qu’ils parlent pas. Et le reste du temps je travaille, alors… Et toi ? Tes colocs ? » je demande en penchant un peu la tête. « Des fêtes en prévision ? »

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