AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Admin
× pseudo : I LOVE RIEN
× messages : 115
x points : 121
× date d'inscription : 16/10/2015
→ âge : J'AIME PAS QU'ON ME DEMANDE MON AGE

MessageSujet: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Dim 9 Oct - 20:48
PENDAISON DE CRÉMAILLÈRE


Est-ce que vous êtes sûr de connaitre les gens chez lesquels vous venez de débarquer ? Non, personne n'est sûr. On a retenu qu'on se rendait à une pendaison de crémaillère dans un très bel appartement - très grand aussi. On a également retenu que c'était l'appartement de trois personnes et notamment d'un mec assez populaire dans certains milieux parisiens - comment il s'appelle déjà ? Et de ses deux copines. Bref, quelque chose du genre. Vous n'êtes réellement proche de personne, vous êtes un ami d'ami. Ou peut être que vous connaissez un des trois directement - ou même les trois.

Peu importe, l'important c'est qu'il y a de la bouffe pour nourrir un régiment et de l'alcool pour trois jours, que dans les coins sombres, les gens s'encanaillent et que personne n'est choqué de constater que des gens inconnus sont là. L'occasion de célébrer la rentrée, de rencontrer des gens... et surtout, de faire la fête jusqu'à pas d'heure.  
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://weareterriblepeople.forumactif.org
avatar

× pseudo : A KIND OF MAGIC
× messages : 107
x points : 104
× date d'inscription : 18/10/2015
→ âge : 24

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Mer 12 Oct - 0:47
Nous quittons enfin l'appartement de ma mère pour nous installer dans un endroit plus grand avec des gens que je connais pas certes, mais qui sont sûrement très sympathiques. Ce que je peux d'ores et déjà avancer, c'est qu'ils ont au moins le même sens de la fête que moi, du moins ceux que j'ai eu le plaisir de rencontrer et avec qui j'ai eu l'immense honneur de fixer les termes de cette la colocation de l'enfer qui pourrait très vite virer au cataclysme vu ses habitants. J'ai précisé que la vaisselle n'était pas ma tasse de thé, mais que je pouvais prendre en charge les take-away et la flemme intense de cuisiner de tout le monde du vendredi soir. Et dès lors que tout ces petits détails sont réglés, c'est à la véritable préoccupation de tous qu'il faut se dévouer. L'organisation d'une crémaillère mémorable, qui ne peut que l'être, à partir du moment ou Tristan Faure, qui aime un peu trop parler de lui à la troisième personne, est impliqué dans son organisation. J'ai donc convoqué mon carnet d'adresse, suggéré aux autres d'en faire de même et c'est sans doute ce qui explique la présence d'un bon nombre d'invités qui ne me disent absolument rien, mais aussi celle d'une autre catégorie de personnes que je n'aurais jamais pris la peine d'inviter. Catégorie de personnes qui n'auraient d'ailleurs très certainement pas pris la peine de se déplacer si ils avaient réalisé qu'ils se rendaient à la crémaillère de Tristan Faure, cet infâme connard qui était bien mieux à Oxford à faire chier son monde loin de la capitale française. J'aime à penser que les bains de mojitos suffiront à réchauffer l'ambiance au même titre que les nombreux amuse-gueules qui s'étendent sur la grande table qui trône au milieu du gigantesque appartement que nous avons décidé de louer et obtenu grâce à l'un des contacts de mon père. Naviguant alors entre les convives, je me présente également à ceux que je connais pas encore, ignore les quelques personnes auxquelles je ne trouve aucun intérêt particulier, que ce soit physique ou intellectuel. Les gens insignifiants représentent tragiquement une énorme majorité. « A une nouvelle vie et un appartement suffisamment grand et bien isolé, pour ne pas entendre les ébats sexuels des uns et des autres. Ce qui me changera énormément d'une chambre collée à celle de Christine Boyard. Vous ne connaissez pas ma mère, mais je pense qu'elle s'envoie en l'air plus que moi.  » Je lève ma coupe de champagne et me sers en guacamole.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

× pseudo : albatross
× messages : 55
x points : 36
× date d'inscription : 04/10/2016
→ âge : 21

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Mer 12 Oct - 3:34
Cher ami,

Les jours s'écoulent avec une langueur toute Parisienne. Sérieusement, le temps s'écoule si lentement selon les heures d'ennui. Je profite de tous les instants où je passe en compagnie de quiconque, tant je connais encore peu de gens, filles autant que garçons, dans la capitale française. Tu as entendu parlé de moi, et ce, de long en large. Ces dernières années, je sortais dans tous les bars, peu importe où je me trouvais. Qu'il s'agisse d'un week-ends à Key West ou d'une nuit à New York, je me refusais à rester cloîtrer, enseveli sous mes couvertures. Pourtant, ici à Paris, je n'ai pas eu la même veine. Je n'ai pas encore rencontré beaucoup de gens malgré les quelques mois qui se sont écoulés.

Voilà pourquoi je n'ai pas hésité à me pointer à cette fête. Cette pendaison de crémaillère pour être plus exact. J'ai trouvé sans difficulté ledit appartement, duquel je ne connais pas les propriétaires. Ça ne semblait pas très important, les gens circulaient sans trop paraître très au courant de qui emménageaient là. J'ai cherché pendant un moment l'ami qui m'avait invité, sans succès. Soudain, un garçon a levé son verre et trinqué à une nouvelle vie, ce qui m'a fait rire. J'ai rejoué toutes ces scènes où j'ai pu dire les mêmes paroles, en Amérique ou ailleurs, sans pour autant que les mots aient changé quoi que ce soit. Tout de même, j'en ai profité et j'ai levé le verre qui était apparu dans ma main, avant de le boire en une seule gorgée. Je ne me souviens pas même de ce que j'ai bu. Une genre de liqueur, je crois. Le garçon qui avait parlé semblait assez sur de lui. Il se promenait parmi les invités s'adressant à ceux et celles qui l'inspiraient. J'avais rencontré beaucoup de garçons comme lui à New York. Des garçons qui déplacent avec eux tout l'air ambiant, de sorte que ceux autour d'eux sont à l'aise, alors que ceux au loin étouffent. Je l'apercevait s'éloigner.

Je me suis déplacé à mon tour et l'ai rejoint plus loin.

"Salut." ai-je dit, avec mon accent du Québec. "C'est un chouette appart ça. Moi c'est Fabien."

Je devinais que je risquais un rejet total, mais ma solitude commençait sérieusement à devenir malsaine. Tu as surement entendu parler des gens que je fréquentais dans les penthouse de Manhattan. Pour ça, je ne craignais pas trop le Parisien. J'avais quelques pétards et un peu d'ecstasy en poche, de quoi me faire reconnaître, si c'était ce genre de fête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

× pseudo : spf
× messages : 63
x points : 63
× date d'inscription : 01/10/2016
→ âge : 31 ans

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Dim 16 Oct - 16:19
Aujourd'hui c'est un jour spécial, vous alliez organiser une grosse pendaison de crémaillère avec tes colocs afin de marquer le coup. Autant dire que la liste des invités était aussi longue de ton bras et l'appartement avait beau être bien plus grand que tous ceux où tu as pu vivre jusque là il risquait d'être quand même limite. Tu viens tout juste de rentrer chez toi, t'as un sac en plastique rempli de bouteille dans une main et une clope dans l'autre. T'entends déjà du bruit de l'autre coté de la porte, tu enfonces la clef dans la serrure et tu constates en ouvrant la porte qu'une bonne partie des invités sont déjà arrivés. Tu parviens à te frayer un chemin jusqu'à la cuisine, tu passes à coté de Tristan juste au moment où il termine son petit speech et tu rigoles. "On verra bien si tu ne m'entends pas crier..." Lui lâchais-tu discrètement avant d'aller poser les bouteilles dans la cuisine. Tu avais pris un peu de tout, de la vodka, du gin, du rhum... Cette pendaison de crémaillère se devait d'être mémorable et on peut dire que tu avais rempli ta part du marché pour le coup. Une fois les bouteilles correctement rangées, tu allais te procurer un gobelet en plastique et tu allais le remplir de vodka et d'Ice-tea, un petit cocktail léger histoire de se mettre dans le bain, tu écrasais finalement ta clope dans un des nombreux cendriers disséminés un peu partout dans votre grand appartement et tu observais finalement les nombreux invités, remarquant que tu n'en connaissais pas beaucoup en réalité, la plupart des gens ici sont des connaissances de tes deux autres colocs, c'était donc l'occasion de faire de nouvelles rencontres, mais surtout de se mettre une bonne mine. C'était la première fois que tu te retrouvais en coloc, non pas par manque d'argent mais bel et bien par simple envie de vivre une nouvelle expérience, de passer de bons moments. Tu es le genre de personne qui aime bien tout essayer, du coup quand l'occasion s'est présentée à toi tu n'as pas hésité un instant et tu as foncé tête baissée, et tu comptais encore le faire dans les secondes à venir. Tu t'approchais donc d'une jeune femme que tu ne connaissais pas, la toisant de bas en haut avant de finalement venir te placer juste devant elle. "Salut, moi c'est Eodiaz et toi ?" Tu lui adressais un léger sourire et tu attendais sa réponse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

× pseudo : BOHEMIAN RHAPOSDY
× messages : 138
x points : 121
× date d'inscription : 01/10/2016
→ âge : 20 ans

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Mer 19 Oct - 18:55
Je n’aime pas trop sortir, mais parfois, il le faut bien. Ca participe à la vie sociale, aux rencontres etc. Croiser de nouvelles têtes… sortir un peu des sentiers battus. Personne n’arrive à me faire faire ça mieux qu’Anna, et c’est elle que je rejoins ce soir à une adresse qu’elle m’a envoyé par texto. Je m’y rends donc en taxi, habillé d’un jean et d’un pull bleu marine, ne sachant trop à quoi m’attendre. Curieusement, elle est déjà devant. Elle a entretenu le plus grand mystère sur le déroulement et les hôtes de la soirée, et je me demande soudainement si j’ai bien fait de venir – comme un premier ressenti légèrement… négatif. Je paie et sors du taxi, m’arme d’un sourire pour jouer la détente absolue. « Hello », je lâche en embrassant sa joue. Je glisse mon bras sous le sien et prends une inspiration. « Alors tu vas te décider à me dire où on est ? » Mais plutôt que de répondre directement, elle me complimente, ce qui me semble clairement être un moyen détourné de me faire penser à autre chose. « Tu devrais mettre ça plus souvent. La couleur te va tellement bien » Je fronce le nez, soupçonneux évidemment, mais elle enchaine. « Une de mes amies vient d'emménager. C'est sensé être sa crémaillère mais j'ai l'impression qu'elle a invité la moitié de Paris. On est pas obligé de rester toute la nuit non plus mais je suis à peu près sûre qu'il y aura du champagne pour tout un régiment. Ce serait dommage de rater ça » Je crains le pire, sans savoir pourquoi. Bon, sa copine a emménagé. Il y a du Champagne. Jusqu’à présent… rien de dramatique, donc. Je prends une inspiration pour tenter de me détendre un peu, puisque ça semble être à l’ordre du jour. « D’accord… » je réplique en acquiesçant. Elle me traine à l’intérieur et je me laisse faire en entrant dans l’appartement concerné. Effectivement, il y a ici la moitié de Paris – et la moitié du stock mondial de Champagne, surement. Mais il n’y a pas que ça. Appelez ça de l’instinct, du flaire, ou que sais-je encore, mais il me faut exactement trois secondes pour le repérer, dans la foule, sa coupe de Champagne à la main, riant aux éclats un peu plus loin. Sans doute déjà bourré. Je pourrais bien évidemment penser à une coïncidence – il n’est pas si improbable qu’Anna et Tristan fréquentent la même bande d’amis à quelques amis éloignés près – mais elle n’aurait pas été si silencieuse si elle ne savait pas. « Anna… » je lâche en secouant la tête. Elle ne sait pas vraiment tout – elle sait la haine que je lui porte, évidemment. Je me sens vulnérable et sur son terrain, ce soir, ce qui ne peut pas être bon signe. « Je peux pas rester », je lâche, imperturbable, évaluant d’un coup d’œil vers la porte quelles sont mes chances de sortir avant qu’il ne me voit.

Naturellement, elle essaye de me convaincre de rester et je fronce le nez, immobile. Paralysé, presque. Je déteste cette situation, je déteste cette soirée, et je me déteste d’avoir cru que ce serait une bonne idée de sortir. Ce n’est même pas comme si je pouvais me jeter sur le Champagne pour oublier, parce que je ne sais toujours pas exactement quelle réaction étrange se produira du fait du mélange avec les médicaments et qu’il est tout bonnement hors de question que je perde les pédales ce soir avec mon cousin dans le coin. Je le déteste. Mon cœur se serre un peu et j’attrape le bras d’Anna, absolument pas enclin aux négociations. « Va par là », je lui indique en montrant une autre pièce, histoire de fuir, au moins, le temps de trouver comment faire pour gérer cette soirée qui s’annonce catastrophique. Je réalise alors qu’elle continue de me parler pour me rassurer – bien qu’ayant accepté de quitter la pièce principale où il officiait – qu’en réalité, nous nous trouvons dans l’appartement même de mon cousin. En territoire ennemi, mais puissance maximale. Je ne pourrais pas me trouver dans une pire situation que celle-ci. « Il vit ici ? » je demande, juste pour obtenir confirmation, incrédule. Je prends une inspiration, tentant de maîtriser la panique soudaine qui m’agite. « J’ai besoin d’air… » je lance en secouant la tête, attrapant un verre sur la table pour me diriger vers une fenêtre. Je me retourne, quand même, avant de la planter là « Désolé mais je resterai pas plus d’une heure ici », j’annonce. L’heure la plus longue de ma vie. « J’suis pas fâché, mais… » Ouais. Je me tourne et avance jusqu’à la fenêtre ouverte pour prendre une inspiration.


_________________
another one bites the dust
Are you happy, are you satisfied, How long can you stand the heat ? Out of the doorway the bullets rip... to the sound of the beat
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

× pseudo : scarlett glasses (Julia)
× messages : 128
x points : 114
× date d'inscription : 01/10/2016
→ âge : vingt-quatre ans

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Jeu 20 Oct - 1:12
C'est probablement une mauvaise idée, de traîner Andrea à cette pendaison de crémaillère. Pas parce qu'Eodiaz n'a pas le sens de l'hospitalité, loin de là. Nos rapports n'ont pas toujours été cordiaux mais je sais que c'est une fille fréquentable. C'est plutôt son colocataire qui m'effraie un peu. Entre Andrea et son cousin, les choses sont pour le moins compliquées mais en même temps, il est hors de question que je passe une soirée en compagnie de Tristan Faure sans Andrea pour m'empêcher de faire une bêtise. Comme trouver cet imbécile drôle, par exemple. Peut-être qu'il m'en voudra un peu mais après tout, à en juger par le nombre de personnes que j'ai vu entrer dans l'immeuble devant lequel je l'attendsil y aura probablement assez de monde pour nous empêcher de croiser trop souvent le bruyant cousin d'Andrea.

Un taxi se gare devant moi et il en sort, tout sourire. Un peu trop confiant pour que ce soit vrai à mon sens mais au moins il essaye de jouer la carte de la bonne humeur. Bien. Il risque de déchanter une fois qu'on aura passer la porte. « Tu devrais mettre ça plus souvent, dis-je en pinçant la manche de son pull. La couleur te va tellement bien » Absolument pas un moyen de reculer le moment fatidique, pas du tout. «  Une de mes amies vient d'emménager. C'est sensé être sa crémaillère mais j'ai l'impression qu'elle a invité la moitié de Paris, j'ajoute avec un rire un brin forcé, tout en l'entraînant à l'intérieur.  On est pas obligé de rester toute la nuit non plus mais je suis à peu près sûre qu'il y aura du champagne pour tout un régiment. Ce serait dommage de rater ça » D'autant plus que d'après mes souvenirs, Tristan sait comment organiser une fête, une vraie. Toutefois j'espère que ce n'est pas lui qui nous ouvrira et, Dieu merci, ce n'est pas son visage qui nous attend derrière la porte. Je soupire discrètement, ravie de ce dernier répit. Malheureusement, ça ne dure pas et je sais, à la manière dont il prononce mon prénom, je sais qu'il l'a vu. Je jette un coup d'oeil à la foule qui nous entoure et ne tarde pas à le repérer, hilare, un peu plus loin. Merde. « Andrea, si tu pars maintenant, tu peux être sûr qu'il va te voir. Parce que ça se passe toujours comme ça. Prends une coupe, mange un petit four, ça va aller, ok ? » Je me sens vaguement coupable à l'idée de l'avoir mis dans cette situation mais je me rattraperai plus tard. Et peut-être que Faure ne nous verra pas, qui sait. « Il y a autant de monde que dans un supermarché un jour de soldes, relax. Il est bien trop occupé à se donner en spectacle pour nous voir de toute façon. Et d'ici une demi-heure, il aura probablement assez bu pour oublier son prénom, sans parler du tien » J'exagère sans doute un peu mais si ça peut le convaincre de rester avec moi, tant mieux. Ça n'a pas l'air vraiment efficace et je grimace en sentant ses doigts se resserrer autour de mon bras. Merde, merde, merde. Il me désigne une pièce en me demandant – en m'ordonnant, plutôt – de m'y rendre et je m'exécute en levant les yeux au ciel, non sans attraper au passage une coupe de champagne tendue. Probablement pas à moi mais tant pis. « Désolée. Vraiment » je marmonne, une fois au calme. Ou au semblant de calme. Personne ne nous regarde, tout le monde semble absorbé par ses petites conversations, certaines plus bruyantes que d'autres. « Pour ce que ça vaut, ce n'est pas lui qui m'a invité. C'est Eo, une de ses colocs. Qui est presque une amie » Inutile de lui mentir plus longtemps, il s'en rendra vite compte de la vérité. C'est pourtant sur le fait que nous sommes chez Tristan qu'il semble s'être arrêté et j'acquiesce, haussant les épaules. Oui, bon. Peut-être, effectivement, peut-être que j'aurais dû lui dire. Ceci dit, il aurait refusé de venir s'il avait su et sortir ne peut que lui faire du bien. Sauf si par hasard il balance son affreux cousin par la fenêtre au cours de la soirée – mais nous verrons ça plus tard, un problème à la fois. Le plus urgent reste de s'assurer qu'il n'a pas l'intention de me lâcher. C'est mal parti mais soyons optimistes.

Je l'écoute en grimaçant, feignant d'être absorbée par le champagne que j'ai volé un instant plus tôt. Bon, il ne part pas tout de suite, c'est déjà ça. Ça me laisse le temps de le détendre un peu, en espérant qu'il oublie le couvre-feu qu'il vient de s'imposer ou, au moins, que c'est moi qui l'ai entraîné ici. Il a beau prétendre qu'il n'est pas en colère, je connais suffisamment Andrea pour savoir qu'il m'en veut là, tout de suite. Ce n'est pas la soirée qu'il a imaginé et je ne peux pas vraiment lui reprocher sa mauvaise humeur. Tristan n'est pas franchement un personnage agréable, surtout sobre. Je vide donc la coupe, à peu près certaine de tomber sur lui à moment donné. « Regarde le bon côté des choses, tu sais où il habite, tu ne remettras jamais les pieds ici par erreur » Je joue certainement avec le feu mais il ne m'en voudra pas éternellement. Je tiens trop à lui pour le laisser faire ça de toute façon. « Je vais dire bonjour, ok ? Et si tu veux partir quand je reviens, promis, on file » En embarquant une bouteille au passage, parce que merde, Faure connaît les bonnes adresses. « Excuse-moi, tu sais où est Eo ? Eodiaz ? Brune, un peu flippante, assez jolie ? Elle habite ici » je demande au premier inconnu que je croise en sortant. Retrouver qui que ce soit au milieu de cette foule – sérieusement, comment peut-on connaître autant de monde ? Et les inviter tous, consciemment – a des airs de mission impossible et j'espère sincèrement que personne ne traîne Andrea loin de sa fenêtre en mon absence. Ou on risque clairement de coucher là.

_________________
Broken skies, heartaches that flowers won't mend. Say goodbye, knowing that this is the end. Tender dreams, shadows fall, love too sweet, to recall. Dry your eyes, face the dawn, life will go on.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

× pseudo : TheBlackWook
× messages : 72
x points : 17
× date d'inscription : 08/10/2016
→ âge : 24 ans

MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    Lun 24 Oct - 22:01
Ciro savait qu'il n'était pas attendu, oh loin de là. Mais une fête à laquelle il n'assistait pas ne pouvait être une véritable réussite. S'il n'en avait pas entendu parler, il n'y serait sûrement jamais allé, tout simplement. Oui mais voilà, Solas avait le malheur, ou le bonheur, c'est selon, de lui parler d'Anna qui se rendait à la pendaison de crémaillère d'une de ses amis. Le jeune allemand avait laissé entendre que les hôtes ne seraient pa trop regardant sur leurs invités, ils n'en avaient pas vraiment spécifiés apparemment. Toujours est-il que Ciro ne pouvait rater cette occasion : peut-être y ferait-il des rencontres intéressantes ou pourrait-il poursuivre le départ à zéro qui s'opérait avec Anna - quoiqu'il soupçonnait que son impromptue visite ne l'agace plus qu'autre chose.

Le jeune homme sortit de la bouche de métro et poursuivit sa route, suivant les indictions sur son téléphone pour parvenir jusqu'au dit appartement. Il avait attaché ses cheveux à la va-vite qui lui donnait un air bohème qui ne lui déplaisait pas - il espérait que son charme marcherait avec l'un des invités, il se sentait d'humeur ce soir. Après s'être trompé deux fois de rues, il parvint enfin devant la porte de l'immeuble. Il profita qu'un des habitants rentre d'une promenade avec son chien pour s'immiscer à l'intérieur sans passer par l'interphone. L'effet de surprise n'en serait que meilleur. Mais il avait apporté une bouteille de vin de la cave personnelle de celui qu'il devait appeler père lors des repas familiaux. Il ne s'en apercevrait même pas, et les hôtes du jeune homme n'en seraient que ravis.

Alors que Ciro arrive enfin, il constate que l'appartement est bondé. Apparemment il n'est pas le seul à avoir eu l'idée de se pointer, à moins qu'ils aient tous été invités. Il se glisse à travers la foule, déçu de ne pas avoir pu faire une entrée fracassante comme il le souhaitait mais qu'importe. Il passe vers le buffet et attrape un petit four au passage. Ces gens savent recevoir. Alors qu'il s'apprête à déposer la bouteille de vin quelque part, il sent quelqu'un lui tapoter l'épaule et lui demander où se trouve une certaine... Eloïse ? Il ne comprend pas très bien. Il se tourne et voit Anna, une bouteille à la main elle aussi.  « Oh Anna, je ne pensais pas te retrouver parmi toute cette foule. Je ne connais pas cette Elo, Eo... bref ta copine, mais je peux toujours te proposer de boire un coup avec moi ? » lui fait-il en montrant sa propre bouteille de vin. Après tout, avec tous ces invités, il pouvait très bien se garder la bouteille pour lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère    
Revenir en haut Aller en bas
 

PREMIERE INTRIGUE : pendaison de crémaillère

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pendaison de crémaillère. Joie. [PV Clyde] [Terminé]
» Le Conseil des Sages
» PREMIERE INTRIGUE ☩ la bourgeoise
» PREMIERE INTRIGUE ☩ la reine face-de-métal
» PREMIERE INTRIGUE | Blackout

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WE ARE TERRIBLE PEOPLE  :: paris ville des anges :: nord de paris :: 17ème arrondissement :: Avenue des Ternes-