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 what the hell are you doing here ? w./ Andrea

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MessageSujet: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Dim 2 Oct - 18:56
Ah ! le retour à Paris de l'enfant prodigue... Un sourire conquérant se dessine sur les lèvres de Tristan Faure qui descend de l'eurostar avec une énorme valise pleine de souvenirs et d'histoires à raconter. L'envie de se jeter sur la première boulangerie du quartier est évidemment présente, mais il n'est pas vraiment question de s'attarder gare du nord où d'ici quelques pas seulement, on commencera déjà à l'alpaguer pour une cigarette où deux trois pièces qu'il n'a de toute façon aucune intention de céder au premier SDF venu. Malgré son engagement dans le social et les beaux idéaux qu'il défend avec tous les bobos de son cercle d'amis, M. Faure ne fait pas vraiment dans la charité. Il a d'ailleurs hâte d'annoncer son retour à son groupe d'amis parisiens, ne serait-ce que pour vérifier qu'ils sont toujours sur la même longueur d'ondes et qu'ils ne se retrouvera pas seul avec Andrea lors de la fête que son excentrique de mère donne en son honneur dans la soirée. Tristan s'est contenté de donner quelques nouvelles via twitter, mais de manière générale, la philosophie qui consiste à dire loin des yeux, loin du cœur est quelque chose qui fait tout à fait partie de sa mentalité de merde, pour ce qui est d'Andrea, il ne peut malheureusement pas en dire autant. Ce connard arrive à l'irriter à distance. Oxford lui manquera, les mojitos du Carling au moins autant. Content de rentrer tout de même, il hèle un taxi, l'alternative métro n'étant réservée qu'aux fin de soirées plus underground où on se tient les cheveux et ou on vomit ses tripes sur le pavé.

Paris n'a pas changé, et la familiarité le met de bonne humeur. Il s'emmêle un peu les pinceaux avec l'anglais, mais d'ici quelques jours voire quelques verres, tout rentrera dans l'ordre. Et puis, il n'est pas rentré seul, il est accompagné de son ancienne colocataire, ou de sa colocataire tout court d'ailleurs parce qu'il ne compte pas l'abandonner comme ça dans la capitale française après l'avoir convaincue de venir faire une année à l'étranger. Tristan peut s'avérer être un ami fidèle, si toutefois il développe l'estime suffisante pour que la relation fonctionne. Par chance ça été le cas pour la demoiselle qu'il héberge pour l'instant chez sa folle de mère jusqu'à ce qu'ils trouvent tous les deux un grand appart ou s'installer, et oublier de faire la vaisselle pendant une semaine. Bien sur il faudra qu'il y ait une terrasse, ça va de soit.

Arrivé à destination il constate qu'il y a beaucoup d'animation à l'appartement, et des gens qu'il n'aurait pas forcément invité. Pire qui ne seraient pas venus si ils avaient eu un semblant de jugeotte. Se parant d'un sourire des plus hypocrite, Tristan s'offre une coupe de champagne et sourit à Lexia qu'il a déjà servie. « Bienvenue en France. » Un rapide coup d'oeil au reste de la salle suffit à lui indiquer une présence désagréable. Il s'avance vers son cousin et lui offre un sourire hypocrite. « Tu sais, c'est pas parce que ma mère t'invite que tu dois te sentir obligé de venir. Je sais que je t'ai manqué, mais tiens toi un peu Leroy-Duchesne. Tu n'as pas de plaidoirie à préparer, des cours d'arrogance à donner ? »
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Dim 2 Oct - 19:12
Une fête de retour, vraiment ? J’abandonne mon ordinateur et mes lunettes pour jeter à ma mère le regard le plus dédaigneux que j’ai dans mon répertoire – celui qui veut lui dire de me laisser tranquille avant toute chose. Elle m’indique cela dit que mon père a prévu d’amener sa personne jusqu’à l’appartement de Christine, ce qui m’arrache une grimace tout aussi magistrale. J’ai beau opposer, avec colère, la tonne interminable de devoirs et recherches que je dois faire – sans mentionner que je dois également trouver un stage – elle me répond, expéditive, que l’on y passera une heure et qu’on rentrera aussi vite qu’on est partis. Je soupire, las. Je n’ai aucune envie de me rendre dans l’appartement de mon cousin pour célébrer son retour. Son retour n’est pas une célébration, ni un point positif dans ma vie. S’il avait pu s’installer à Oxford et y passer le reste de sa vie à faire le glandeur sur les bancs du bâtiment de philosophie, je m’en serais porté à merveilles. Malheureusement pour moi, il a décidé de rentrer, et comme mes parents sont naïfs, ils sont persuadés que règne une bonne entente familiale sur tout le monde – ce qui est loin d’être le cas. Je le déteste, je l’abjecte, il représente tout ce que je hais chez une personne normalement constituée. Et en même temps… Sa pensée me pourrit la vie. Sa présence, encore pire. Si son départ pour Oxford avait pu signifier que je ne le reverrais jamais, je m’en serais tellement mieux porté.

J’enfile un pull, résigné dans mon combat contre deux parents abusifs et agaçants que je ne peux pas vraiment envoyer se faire voir, attrape mon téléphone et descends les rejoindre. Nous habitons un gigantesque appartement sur deux étages avenue Foch, fierté de mon père qui ne cesse de s’en vanter à tout-va. Je déteste cet endroit, et ce qu’il représente. « Prends la bouteille Andrea, tu l’offriras à ton cousin. » Plutôt crever que de lui offrir quoi que ce soit. J’ignore superbement la sommation de ma mère et appelle l’ascenseur qui nous mène à la voiture, puis à l’enfer ambiant de l’appartement de Christine.

Il n’a pas changé. Vieilli, au pire. Il affiche toujours le même air satisfait, la même dégaine de parfait connard qu’il était en partant. Je croise les bras et me mets dans un coin après avoir répondu vaguement aux questions de Christine qui s’enquiert de mon état et de mes études dont elle fout en réalité comme de la dernière pluie – et prie pour que ma mère vienne me chercher et m’annoncer qu’on s’en va. Malheureusement, elle ne le fait pas assez tôt, et déjà Tristan se trouve en face de moi, un sourire suffisant accroché aux lèvres. « J’ai des tonnes de choses à préparer, à revoir et réviser. Des choses qui me seraient bien plus utiles que faire semblant de célébrer ton retour. Tu ne m’as pas manqué, rassure-toi, on m’a forcé la main. Il paraît qu’en famille, c’est de la bonne éducation que d’aller saluer les membres de sa famille qu’on a pas revu depuis des années. J’ai bien tenté de me soustraire à la fête en faisant valoir ton absence d’éducation qui ne m’en porterait pas préjudice, mais tu connais ma mère. » Je le fixe, réalisant à quel point je suis en colère. Je le déteste de me faire me sentir si bizarre, je le déteste d’être aussi con, d’être l’arrogance même et d’être parti un an comme si rien n’avait d’importance à Paris, me privant de la guerre que l’on se livre bien volontiers depuis des années.
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Lun 3 Oct - 23:02
Franchement, je me demande ce qu'il fout là. J'ai beau écouter ses excuses de merde, j'ai du mal à croire que les Leroy-Duchesne ne soient pas capables de trouver un prétexte bidon pour s'excuser et s'éviter ainsi une soirée pas si familiale que ça et fortement déplaisante pour tout le monde. Charlotte et ma mère ne sont pas forcément amies non plus, loin d'être du genre à boire du rosé en revisitant les classiques de Véronique Sanson dans la joie et la bonne humeur qui caractérise pourtant ma mère en compagnie d'une bonne bouteille. Alors non, je ne comprends pas. Andrea pourrait prétexter avoir une dissertation à rendre, en plus ce n'est un secret pour personne dans cette famille qu'on est incapable de communiquer lui et moi, où dans des termes plus appropriés, qu'on ne peut pas se voir en peinture. D'ailleurs rien que l'idée m'horripile. Une peinture d'Andrea, avec son petit sourire plein de mépris pour le reste de l'univers, ouais très facile à imaginer. « Oui c'est vrai, ta mère est d'une autorité folle, tout le monde le sait. Mais maintenant que tu m'as salué en toute bienséance, je t'en voudrais pas si tu retournes réviser, d'ailleurs si tu y tiens tant que ça, tu peux même emprunter mon bureau. Je ne voudrais pas que tes notes baissent à cause de moi, je sais que tu as besoin de beaucoup travailler pour réussir... » Je lance en le titillant sur ce qui compte réellement pour lui, sa sacro-sainte intelligence. Fier de ma réplique, j'accompagne le tout d'un sourire hypocrite. Lui est le roi des sourires méprisants, moi l'empereur des hypocrites et il y a quelque chose de plaisant à ça. Je ne devrais d'ailleurs pas éprouver du plaisir à taquiner Andrea, à dire vrai je ne devrais pas tirer la moindre satisfaction en interagissant avec lui non plus. Le jeu est depuis toujours cependant, une source d'amusement intense. Il ne m'a pas manqué, Andrea ne me manquera jamais, mais le jeu peut être. J'ai humilié et blessé des tas de losers sans tellement de culpabilité, seulement parce que c'était drôle, avec Andrea c'est toujours beaucoup plus intense, parce que j'ai un semblant d'estime pour lui sans doute. Je n'aime pas vraiment l'admettre, mais il y a sûrement de ça.

J'avale alors l'intégralité de ma coupe dans une démarche provocatrice et lui offre un nouveau sourire de l'acabit du précédent. « Mais dis moi plutôt ce que j'ai raté. Une petite copine ? Ou alors tu as décidé d'assumer tes préférences sexuelles ? Il serait temps Andrea vaiment, ça me fait de la peine de te voir dans le déni comme ça. » J'ajoute à voix plus basse avec un clin d'oeil. Je ne pousserais pas le vice jusqu'à en parler à voix haute devant son père, ce serait vraiment une victoire trop facile que de le voir se décomposer complètement après une telle déclaration. J'ai au contraire envie de voir quel genre de sarcasme il est capable de me sortir. Honnêtement, j'ai hâte. Andrea n'est jamais décevant sur ce point là.
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Mar 4 Oct - 0:32
Il ne va évidemment pas me lâcher, trop content qu’il est de pouvoir me provoquer – j’imagine que la chose lui a un peu manquée. Pas moi, non. La provocation permanente, l’agression. Ce sourire arrogant et satisfait – oh Tristan doit penser tellement de bien de lui même. Lui qui est toujours entouré de sa petite cour des miracles pour le suivre partout. Je ressers le coca zéro que je me suis servi et hausse une épaule en l’écoutant déblatérer toutes ces choses dont je me contrefiche et qui ne concerne que ses fantasmes à mon sujet, celui de mes parents aussi. Je ne comprends pas quelle satisfaction ils ont à être là d’ailleurs, tous les deux. Ma mère se sent sans doute mal à l’aise en face de l’ex femme de son frère, et mon père déteste les Faure. C’est à se demander s’il ne déteste pas ma mère aussi d’ailleurs, pour lui taper dessus comme ça. Il me lance une pique qui me glisse dessus – je n’ai pas besoin de travailler excessivement pour réussir – en revanche, j’ai besoin de faire les choses à fond parce que je veux être le meilleur, y compris cette année. C’est très différent. « Non merci, je passe mon tour sur l’emprunt du bureau. Je vais tolérer ta fête de retour une petite heure et puis on s’en ira et j’effacerai ce souvenir de ma mémoire. Après tout, j’ai été tranquille pendant un an, j’aurais dû me douter que ça n’allait pas durer ». J’hausse une épaule et roule des yeux. Lui ne peut pas vraiment se vanter de briller. Il a choisi de suivre des cours de philosophie, sans doute en estimant que Papa serait là pour subvenir à ses besoins financiers de gamins de toute façon. Le confort, la glande, les joints et les soirées. Le sexe aussi. Mon cousin transpire le sexe. Mais peu importe. Ce n’est pas mon problème s’il a gâché son intelligence dans des conneries.

Ce qu’il a raté ? Voyons… Je soupire, lassé par cette conversation sans queue ni tête. De toute façon, Tristan se contrefiche de savoir ce que j’ai fait de ma vie ces derniers mois, ces dernières semaines. Il a juste besoin de placer ses provocations – et j’admets que l’espace d’un instant, en voyant mon père roder à proximité, j’ai eu peur qu’il dérape. J’imagine quand même que même si mon cousin me déteste – et que je le lui rends bien – il est conscient du danger que représente mon père. Ou peut être qu’il ne sait pas. « Mes préférences sexuelles sont claires pour tout le monde sauf pour toi, Tristan. Si tu cessais un peu de fantasmer là dessus, tu pourrais arrêter de perdre ton temps et passer à autre chose. Quant au reste, ça sert à rien de me poser toutes ces questions, je sais pertinemment que tu te fiches des réponses. » Je lui offre un sourire et hausse une épaule.

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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Mar 4 Oct - 0:54
La fête bat son plein et la plupart de mes amis sont arrivés. Rien ne me retient théoriquement de m'en aller les saluer, de le laisser me maudire toute la durée de sa sinistre soirée qu'il aurait pu passer ailleurs. Non. Je reste de là pour l'attrait du jeu, parce qu'Andrea incarne une distraction sans équivalence et qu'il serait idiot de m'en priver. Étrangement, j'ai l'impression que sa présence réveille les pires aspects de ma personnalité. Pas que je sois un ange en son absence, après tout j'ai fini par être à l'aise avec l'idée que je ne suis pas vraiment quelqu'un de terriblement honnête ou même de désintéressé, mais le comportement que je peux adopter avec d'autres n'est en rien comparable avec celui que j'affiche en présence de mon cousin détesté. C'est le naturel avec lequel je réagis qui est malsain. La volonté de nuire, de capter son attention toute entière, une volonté beaucoup trop consciente pour être raisonnable, beaucoup trop assumée pour être un jour pardonnée. Il ne s'agit pas d'un simple échange verbal, d'une moquerie sans incidence qu'on oublie rapidement après l'avoir proférée, il s'agit de tout autre chose bien plus inavouable. Nous sommes bien mieux loin l'un de l'autre, au moins le problème de conscience ne se pose pas vraiment.

Je ricane à sa réplique suffisamment distrait par la réponse. Il n'a pas vraiment changé et quelque part l'idée me rassure presque. Je suppose que quelque chose se briserait pour toujours si Andrea décidait d'interrompre ce jeu qui dure depuis des années pour devenir raisonnable et adulte. Mais il n'abandonne pas, fidèle au poste, avec je l'espère presque secrètement, la même délectation qu'il y a un an. Peut être que je suis taré finalement, mais j'ai l'intime conviction, peut être en guise de consolation, de ne pas être le seul dans ce cas là. « C'est vrai. Et il fallait qu'on célèbre nos retrouvailles en bonnes et dues formes. Prends un verre Andrea, tu as l'âge de boire une coupe de Champagne maintenant. » Je jette un regard aux quelques coupes que ma mère a servi pour l'occasion. « Ça t'aidera peut être à oublier justement. » Nouveau clin d'oeil, je reprends sur un ton plus moqueur qu'hypocrite cette fois-ci. « Parce que tout le monde ne te connaît pas. Et si tu es un peu honnête avec toi même, ce qui demande certes un brin d'intelligence, tu reconnaîtras que je te connais mieux que la plupart des gens.  D'ailleurs cette façon d'éluder ma question est tout à fait révélatrice. » Je me sers une nouvelle coupe de champagne. « Mais tu as tort, ça m'intéresse... » Et je ne mens même pas quand je dis que ça m'intéresse. Le jour ou Andrea Leroy Duchesne s'assumera sexuellement, sera un jour à marquer d'une croix blanche. « Après tout, je fantasme sur ta sexualité non ? C'est ce que tu viens de dire. Même si entre nous... » Je reprends à voix basse à son attention. « Toi et moi on sait lequel de nous deux a le plus de mal à gérer ses fantasmes. » Je pense qu'il comprendra bien vite ou je veux en venir. Je sais être suffisamment explicite lorsque la situation le requiert.
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Mer 5 Oct - 14:57
Ses répliques m’agacent, mais il y a un certain confort à lui faire face et à répliquer de la sorte. Le confort de l’habitude, peut être ; quelque chose de définitivement rassurant. Comme si j’avais eu du mal à me positionner pendant qu’il était en vadrouille en Angleterre. La guerre est assez agréable à mener finalement et j’imagine que je me suis senti un peu démuni face à l’absence de combat. Il y va de ses réparties, qui se voudraient – mais sans succès – un peu blessantes, et j’hausse une épaule sans prêter de réelle force à ses mots – en tout cas c’est ce que j’aimerais croire. La réalité est ailleurs, obscure, pas tout à fait nette encore. Elle se dessine dans un coin de mon cerveau qui blâme mon cousin pour son départ. Pour le manque, presque. Est-ce que c’était du manque ? Il n’est pas vraiment temps de se poser la question – je ne veux pas perdre le fil ou la face à la soirée de retour de mon très cher Tristan. Ce dernier m’incite d’ailleurs à prendre un verre et je secoue la tête avec patience – trop pour ce que je suis habituellement capable de fournir d’ailleurs.

« J’ai l’âge de boire mais je n’en n’ai pas envie », je réplique en serrant ma main sur le verre de coca. Je prends du Zyprexa depuis peu. Il n’a pas besoin de le savoir d’ailleurs – seule ma mère est au courant. J’ai toujours eu du mal à contenir mes humeurs – dans un sens comme de l’autre – mais depuis un an environ, les troubles sont devenus plus importants. Violence, agressivité, déprime… C’est à ma mère que j’ai décidé d’en parler même si pour être honnête, j’ai énormément de mal à vivre avec ce que je sais qu’elle subit – mais peu importe. Je prends du Zyprexa, et il vaut mieux éviter de l’associer à de l’alcool – on ne sait pas ce que ça pourrait donner, et autant dire que je n’ai absolument pas envie de faire le test ce soir, avec nos deux familles réunies, tous ses amis, et tandis que je ne l’ai pas vu depuis un an. Hors de question. « Je célèbrerai donc avec un mon verre de coca, l’occasion n’est après tout pas si exceptionnelle… » Je lui offre un sourire satisfait et fais cogner mon verre contre sa coupe, insolent. Il a raison sur un point, rares sont les gens qui me connaissent. « Tu ne me connais pas plus que les autres », je réplique en secouant la tête. La seule personne qui me connaît vraiment, c’est Anna. Peut être Cesaria, aussi. Dans une certaine mesure j’imagine. Mais sinon.. « Tu crois me connaître et je pense que ça te rend fier, à ta manière. Mais c’est faux. D’abord parce que ça fait un an que tu es parti… » je lâche, tâchant de ne pas faire sonner cette phrase comme un douloureux reproche. « Ensuite parce que même avant ça, tu ne connaissais de moi que la partie que je veux bien te montrer, cette compétition entre nous. Mais ça ne t’indique en rien mes préférences sexuelles ou mon statut, ni ce que je suis réellement. » J’avale une gorgée de coca – songeant douloureusement que malgré les restrictions, j’aurais apprécié que ce verre soit empli d’alcool. « J’ai quelqu’un, en tout cas. Plus ou moins. C’est compliqué. » Compliqué pourquoi ? Parce que je n’arrive pas à officialiser. Parce que je ne sais pas dire les choses et aussi parce qu’au fond de moi, je n’en n’ai pas envie. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’être avec qui que ce soit, en fait. Sauf… Bref. « Merci pour ton inquiétude mais je n’ai aucune difficulté à gérer mes fantasmes – et en plus de ça j’arrive à le faire avec retenue et un peu de dignité. Comme quoi, tout est possible. » Sa réputation n’est pas vraiment à faire, pour sa part.


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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Jeu 6 Oct - 1:18
Évidemment qu'il ne veut pas boire, trop mainstream pour sa majesté. Pourquoi s'amuser et faire comme tout le monde quand on peut être excessivement rabat-joie et le montrer. Sa réponse ne me surprend en aucun cas, mais me déclenche un sourire de pitié ou tout au moins quelque chose qui s'en rapproche. Il ajoute que l'occasion n'est pas si exceptionnelle et pour être honnête, je ne pense pas qu'il ait tort sur ce point. Je me serais passé d'une soirée en famille, surtout avec les Leroy Duchesne, mais on ne peut pas demander l'impossible à ma mère qui est sûrement une idéaliste dans l'âme. Elle a toujours eu sa propre vision des choses. Andrea réveillait ses instinct de drama queen en jouant du piano et en la faisant pleurer par la beauté de son art. Peut être que ça explique son affection bizarre pour mon cousin, mais je ne compte pas verser là dedans moi même. La conversation tourne cette fois à propos de ma connaissance de sa petite personne. Et évidemment, son égo surdimensionné l'empêche d'admettre que son cousin détesté puisse en avoir appris beaucoup plus en testant ses limites, que ses amis en ne sachant trop comment l'aborder. Andrea n'a pas vraiment d'amis, parce qu'il n'est pas sincère avec eux, cache la moitié des histoires sordides de sa famille tarée sous une couche de perfection apparente et d'esprit de compétition qui l'aide à garder la tête haute. Image un peu édulcorée de la réalité. « Désolé de t'avoir abandonné à ton sort. Je ne le referais plus, c'est promis. » Je l'interrompt de façon hautement ironique et méprisante. Lui ne m'écoute pas vraiment et continue de tenter de m'expliquer ô combien il est unique et ô combien il est compliqué  d'analyser un esprit aussi complexe et fin que le sien. Comme d'habitude avec Andrea, personne ne peut comprendre, son esprit doit rester un mystère absolu de l'univers comme les trous noirs et les galaxies un peu trop lointaines. L'idée qu'il ne soit pas si spécial mais au contraire un jeune adulte mal dans sa peau comme beaucoup d'entre nous lui est très certainement insupportable. Andrea a besoin d'être le héros tragique, celui que personne ne peut comprendre. L'égocentrisme à l'état le plus pur.

« Tu me fais rire. Désolé de te décevoir, mais t'es pas toujours maître de ce que tu choisis de monter. Par exemple, je doute que tu aies sincèrement voulu bander la dernière fois, à ma soirée de départ. » J'ajoute à voix plus basse une fois de plus pour ne pas attirer l'attention sur le contenu de notre conversation. « Enfin bref, on parlait retenue et dignité. J'ai hâte que tu nous présente la future Madame Leroy-Duchesne, sûrement une connasse d'Assas qui vote Lepen pour plaire à daddy LD. » Tous des fachos, de ce côté de la famille.

Enfin. J'avale une seconde coupe, loin de me limiter devant ma mère comme mon coincé de cousin qui se ferait sûrement rappeler à l'ordre après une simple coupe.
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Dim 9 Oct - 0:05
Il ne m’a pas abandonné à mon sort – au contraire, il m’a offert un an de répit, un an pour grandir loin de sa présence malsaine et agaçante. J’aurais préféré qu’il y reste, tiens, à ce maudit Erasmus qu’il a fait simplement pour passer une année à foutre encore moins de choses que d’habitude. Oh, je l’imagine bien, la teneur de son année. Des soirées, de l’alcool, des substances diverses et variées qu’il s’est collé dans le nez ou dans le sang – va savoir – un milliard de conquêtes, des femmes, des hommes, pourquoi choisir. Sa réputation le précède. Je le connais même s’il a passé un an éloigné de moi – mais je refuse qu’il pense, qu’il n’envisage ne serait-ce qu’une seule fichue seconde qu’il a pu me manquer pendant qu’il était là bas. Ce n’est pas vrai. « Tu aurais pu me laisser respirer quelques mois de plus au contraire, cette année est passée tellement vite que j’ai à peine eu le temps d’en profiter comme il se doit, ce qui est réellement très décevant. » Je ne veux pas qu’il me connaisse, je ne veux pas qu’il me comprenne. Je ne veux pas donner à mon cousin les cartes qu’il désire avoir pour me nuire, me rabaisser. Si Tristan savait un quart de mes faiblesses, de cette maladie dégoutante, de ce qu’il m’arrive de penser quand je m’interroge trop longtemps – il en jouerait contre moi, comme il aime jouer de ce qu’il sait ou croit déjà savoir.

Le pire arrive quand il ramène sa soirée de départ sur le tapis et je prends une inspiration profonde pour m’éviter l’affront de rougir comme un idiot pris sur le fait. Cette soirée reste obscure dans mon esprit, angoissante. « J’étais bourré, ce qui explique sans doute que je n’ai pas très envie de boire, ça me fait faire des choses que je regrette et ne désire absolument pas », je réplique agacé. Ma langue claque contre mon palais et je soupire un peu. « Toutes les filles d’Assas ne sont pas des connasses mais j’admets qu’on n’a pas de gauche caviar parmi nos fréquentations. » Je soupire, vraiment las. J’ai envie de rentrer chez moi et de retourner à mes fiches d’arrêt – je n’ai pas vraiment besoin de mon cousin pour l’instant, partagé que je suis entre le début du master 2 et les projets d’avenir. « Quoi que toi tu fais dans le social Tristan ? En te donnant à droite à gauche au premier venu… » Je soupire et termine mon coca avant de reposer mon verre sur la table derrière moi. « Tes chers amis t’attendent, ils doivent te manquer depuis le temps que t’es parti. » Je croise les bras, aspirant à la paix – surtout depuis qu’il a ramené sur la table l’horrible souvenir de sa soirée de départ, il y a de ça un an, ou il m’avait clairement provoqué pour obtenir de moi ce qu’il voulait – et avait visé dans le mille.

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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Dim 9 Oct - 0:48
Je lève les yeux au ciel. Une année de répit d'après lui, mais j'ai franchement du mal à croire les paroles de mon cousin. Andrea ment comme un arracheur de dents. Enfin, Andrea vit complètement dans le déni aussi et ce n'est pas vraiment nouveau. Il a l'habitude que je le taquine, que je le pousse dans ses retranchements, et il a aussi cette manie de tenter tant bien que mal de dissimuler ce qu'il pense vraiment, et de ce que j'en sais, ce n'est pas exactement ce qu'il me sert presque à chaque fois qu'on se retrouve autour de quelques piques acérés et remarques fondamentalement désobligeantes. Je sais que je lui ai manqué. Et je le sais pour une raison sans doute peu avouable, mais qui ne souffre aucun doute. Il m'a manqué lui aussi, en quelque sorte. Et si je sais quelque chose à propos de notre relation, c'est qu'elle est totalement réciproque dans ce qu'elle a de plus intense et de malsain. Andrea aime jouer autant que moi. Les joutes verbales lui plaisent sans doute autant qu'elles ne me plaisent et l'absence de Némésis crée un vide presque étonnant dans nos vies à tous les deux. Je n'ai pas plus d'affection pour lui qu'il n'en a pour moi, mais je ne le hais pas non plus qu'il me hait. Un équilibre existe, même si complètement dysfonctionnel.  « Mais moi tu me manquais trop, il fallait que je rentre, tu comprends. » Je lance après lui avoir envoyé un clin d'oeil amusé.
La conversation quant à elle s'axe désormais sur ma petite fête de départ et de la façon dont l'alcool et la personnalité bizarre d'Andrea se sont rencontrés et accordés pour créer une situation un brin malaisante quand même. Andrea trouve des tas d'excuses, mais ça ne change pas vraiment mes souvenirs de la soirée. La tequila sunrise et les nombreux mojitos ingurgités n'avaient pas suffi à me sortir de l'esprit  les quelques images amusantes qu'il avait bien malgré lui formé dans mon esprit pour toujours.

« Tu te cherches vraiment des excuses, c'est drôle… Après je comprends, en bon maniaque du contrôle que tu es, ça doit pas être facile de devoir composer avec des envies disons… plus exotiques? » Je me moque un peu, parce que c'est très facile de se moquer d'Andrea sur le sujet. C'est toujours une pente bien savonneuse pour lui qui n'y connaît pas grand chose. Me taxer de salope est sa meilleure arme, et ça ne m'atteint pas autant que mes insinuations sur sa sexualité alors je ne peux pas tellement m'empêcher de le taquiner… « Je me donne surtout à gauche, j'évite la droite comme la peste. Après si c'était une réflexion biphobique pseudo déguisée, sache que je suis désolé d'apprendre qu'en un an tu n'as pas encore compris qu'on était en 2016 et que ton papa était un peu facho et homophobe, et surtout pas un modèle de modernité. » Mais est-ce qu'on peut vraiment en demander autant à un type qui passe son temps à Assas ?
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Dim 9 Oct - 23:06
J’ai envie d’être partout sauf ici, mais il faut croire que je ne peux pas être exaucé et qu’en plus, mon cousin redouble d’efforts pour rendre cette soirée encore plus désagréable qu’elle n’aurait dû l’être. Il n’y a qu’à voir la façon qu’il a de se pavaner devant moi alors que des tas de gens qu’il n’a pas vu depuis un an et auxquels il a surement grandement manqué se pressent les uns et les autres dans l’appartement de Christine. Il se refuse pourtant à me laisser tranquille pour aller leur adresser un mot. Je devrais sans doute être flatté, mais j’ai des tonnes d’autres choses à faire que d’être ici à subir ses allusions sur ma vie sexuelle. Comme par exemple terminer mes dissertations sur la surpopulation carcérale, trouver un stage, réviser mon cours de victimologie et réviser les partitions que je suis censé jouer aux prochains concerts de mon conservatoire. On ne devient pas moi en ne faisant rien de ses week-end. Et puis, ce sont les domaines et activités dans lesquelles je me sens le plus à l’aise aussi. Pas besoin de parler, pas besoin d’échanger, je suis seul avec mes révisions et mes partitions. Au pire, mon père débarque pour me hurler dessus que je ne joue pas assez vite ou pas assez bien – mais qu’importe. En général, je trouve le moyen de me débrouiller pour qu’il n’entende pas ou ne vienne pas m’embêter – en fermant la porte à clés, par exemple. Les reproches viennent plus tard, quand je ne suis pas en plein dedans. Je soupire, jette un regard à mon père d’ailleurs. Le seul avantage que je pourrais éventuellement tirer de sa présence ici – ou peut être de sa présence dans ma vie tout court, d’ailleurs – c’est qu’il doit avoir tout autant que moi envie de partir. Pourtant, il sirote une coupe de Champagne en discutant avec ma mère. J’ai envie de protester mais ne dis rien, me contentant d’essayer de suivre mon cousin qui prétend que je lui ai manqué. « Bien sûr », je note, perplexe. « C’est de me pourrir la vie qui t’a manqué Tristan, ce n’est pas exactement la même chose ».

« Je ne cherche pas d’excuse, non. Je n’ai rien contre les gens qui ne savent pas qui choisir. Par contre je trouve ça dommage de s’envoyer en l’air avec tout Paris, mais après tout, ce n’est pas vraiment à moi de me positionner sur la question, on ne peut pas dire que ça m’importe vraiment finalement… » Je soupire et hausse une épaule. « Tu fais ce que tu veux de toi, Tristan. On en revient toujours au même point cela dit, je trouve que tu gâches ton potentiel… Mais ça n’a rien à voir avec mon père. Je me fous pas mal de l’opinion de mon père, en fait ». Ce qui n’est pas exactement vrai, bien entendu. Je ne m’en fous pas. J’essaye de m’en foutre, c’est différent. « Cela dit, je suis sûr qu’il t’adore, t’inquiète pas. »

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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Mar 11 Oct - 1:24
C'est vrai, les deux choses sont un peu différentes. J'aime pourrir la vie d'Andrea. Du moins, ce serait exactement mon intention, si je ne savais pas qu'il y prend un certain plaisir coupable au contraire. Il a beau me le faire remarquer sur un air de reproche. Il sait que je suis bien au courant de ce que ça signifie pour lui. Je l'embête un peu certes, mais une partie de lui trouve ça distrayant, tout comme une partie de moi trouve ses propres interventions d'un amusement terrible même si elles devraient m'ennuyer en toute logique. Parler de ma sexualité n'est pas vraiment un problème pour moi, c'est sans doute le seul point de déséquilibre de cette relation franchement bizarre que nous avons toujours entretenu. Pire, j'en tire même une certaine fierté, ce qui doit complètement le dépasser, ou le fasciner d'ailleurs, j'ai toujours du mal à qualifier l'attitude bizarre de mon cousin à ce sujet. Enfin bref, pour résumer, ma sexualité est une source intarissable d'interêt chez Andrea Leroy-Duchesne, et je suis tout à fait disposé à disserter dessus si il veut plus de détails pour alimenter son imaginaire déjà fort développé. Lorsqu'il m'accuse de gâcher mon potentiel, je souris cependant presque attendri par le compliment déguisé qu'il essaye de me faire sous des allures de reproches toujours, because that's what Leroy-Duchesnes do. Et même si je sais très bien où il veut en venir, je ne peux pas m'en empêcher de répliquer comme si j'avais compris sa phrase dans un tout autre sens. I'm an arse like that. « Oh tu sais, je pense que justement j'exploite complètement mon potentiel en couchant avec le tout Paris. C'est de ça que tu parlais nan ? » Absolument pas ? Tant pis. « Et c'est vraiment cool que tu t'opposes un peu à ton père, parce qu'il a franchement une mentalité de merde et même toi tu vaux mieux que ça. » Compliment ? Peut être. « Je suis fier de toi Andrea. » J'ajoute clairement dans la moquerie cette fois-ci en tapotant doucement son épaule dans un geste très faussement affectueux.

Puis, ma main retombe nonchalante et un sourire se dessine sur mes lèvres. « Allez viens, je vais te présenter. » Je lui attrape le bras et l'entraîne hypocritement vers un groupe d'amis sexuellement libérés que je n'ai pas vu depuis une éternité, mais avec qui j'ai passé de très bons moments. « Les gars, je vous présente mon cousin Andrea, Andy pour les intimes. Il est en phase d'exploration de ce que j'ai compris. Bon, il vient d'Assas, faut lui pardonner, ça risque de prendre un peu de temps, mais vous pouvez échanger vos nums, c'est ton style Louis non ? » Je ricane certain d'avoir mis Andrea dans une situation un peu moins confortable. Le tout a au moins le mérite de m'amuser un peu. Louis acquiesce et détaille Andrea avec un sourire appréciateur et ajoute en direction de mon cousin « Pas de problème, quand tu veux Andy »
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MessageSujet: Re: what the hell are you doing here ? w./ Andrea   Mar 11 Oct - 23:52
Je n’aurais pas du venir, c’est une certitude. Il a raison, j’aurais dû insister, auprès de ma mère surtout. Prétendre une surcharge de travail, du retard sur une interrogation. Maintenant je suis là, comme un idiot, à me tenir planté au milieu de tous ces gens qui ne suspectent pas mon existence et que je ne peux pas voir, et avec lui qui me colle aux basques pour me faire payer ma venue. IL est tellement stupide qu’il préfère plaisanter d’une idiotie grasse plutôt que de prendre mon compliment déguisé pour ce qu’il est. Parce que dire qu’il gâche son potentiel, c’est avant tout reconnaître qu’il en a un, et qu’il n’est pas négligeable. Peu importe, mon cousin est enfermé dans ses idées préconçues, persuadé qu’il est au dessus de tout, des règles, des avis, du futur qu’il faut construire. Remarquez, quand on y pense, vu les fortunes familiales, on pourrait très clairement penser que nous n’avons qu’à attendre tranquillement que nos parents meurent, c’est vrai. Tout le monde n’a pas envie de demeurer un assisté, cela dit. « Je ne m’oppose pas à mon père, et j’ai pas besoin que tu sois fier de moi », je réplique en haussant les sourcils aussi hauts que possible. Je déteste son ton moqueur et condescendant qui cherche à appuyer là où ça fait mal. Je déteste souffrir à cause de ses misérables piques mais la vérité, puisque je ne suis tenu de la révéler à personne, c’est que parfois, il touche au but.

Il attrape soudainement mon bras et m’attire avec lui vers un groupe de ses amis. Je crains le pire, et je tente vainement de m’arracher à sa prise et de résister pour éviter ce qu’il va se passer, sans succès évidemment. Me voilà bousculé au milieu des siens, et il me sert une phrase de présentation, grand seigneur. Je déteste ces gens, il doit bien le savoir. Ils sont comme lui, tous. Obsédés, fêtards, trop préoccupés par leur confort personnel, leurs boissons et substances moins avouables pour regarder l’extérieur, le monde, le reste. Ils participent aussi à ce qu’est devenu Tristan, j’imagine. Tant mieux pour lui s’il a préféré tout ça à l’éducation qu’il aurait pu recevoir s’il avait été moins taré. Et s’il pense me mettre mal à l’aise, au milieu de ses copains, il a raison. Il a juste oublié un truc – je n’ai pas envie que ces gens deviennent mes amis, je n’ai absolument pas besoin de prétendre, même devant eux. Je n’ai aucune difficulté à remettre les gens à leur place, et peu de temps à perdre en amabilité feinte et hypocrite. « Andrea, pas Andy. Merci mais non merci, je ne veux le numéro de personne et la phase d’exploration c’est un délire amusant de Tristan qui remonte à quelques années. A croire qu’il ne grandit pas, mais je vous laisse constater par vous même, il a dû vous manquer, depuis tout ce temps. » Je pousse mon cousin vers ses amis et me retourne. « Bonne soirée, » je lâche en attrapant un nouveau verre de coca pour m’éclipser de ce foutoir.



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